La Türkiye salue le cessez-le-feu conclu mardi en Syrie, a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, exprimant l'espoir qu'il aboutira à une solution permanente sans nouveau bain de sang.
S'adressant à son parti, le Parti de la justice et du développement (parti AK), au Parlement mercredi, Erdogan a déclaré qu'Ankara avait, "dès le début, défendu avec la plus grande fermeté" la préservation d'un État syrien unique, doté d'une pleine intégrité territoriale et d'une unité politique.
La présidence syrienne a annoncé mardi avoir conclu un accord avec le groupe terroriste des YPG, lui accordant un délai de quatre jours pour élaborer une feuille de route pour l'intégration concrète d'Hassaké, période durant laquelle le cessez-le-feu reste en vigueur. Les YPG ont ensuite déclaré dans un communiqué être pleinement engagées dans le respect du cessez-le-feu.
Erdogan a averti que toute tentative de provocation en Syrie à partir de maintenant équivaudrait à un suicide, insistant sur la nécessité de préserver la stabilité.
Il a indiqué qu'une intégration complète en Syrie inaugurerait une ère nouvelle, ajoutant que les Kurdes syriens seraient les premiers à bénéficier de cette stabilité.
"Nous n'avons aucun intérêt pour le territoire d'aucun pays et nous ne nous ingérons pas dans les affaires intérieures d'aucune nation, mais nous ne permettrons pas que les intérêts de notre pays soient compromis", a affirmé Erdogan.
Le président turc a également indiqué avoir abordé divers sujets avec le président américain Donald Trump lors d'un entretien téléphonique, notamment des questions "qui contribueront à la sécurité de la Syrie", telles que la lutte conjointe contre Daech.













