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Washington retire ses bombardiers de la base de Fairford
Les États-Unis ont annoncé dimanche avoir retiré leurs bombardiers stratégiques B-1 de la base militaire britannique de Fairford, après le récent incident qui a conduit à l'ouverture d'une enquête antiterroriste aux multiples zones d'ombre.
Washington retire ses bombardiers de la base de Fairford
La base aérienne de Fairford accueillait des avions et des bombardiers américains

"Tous les bombardiers américains qui avaient été déployés sur la base de (...) Fairford ont été redéployés vers leurs bases d'origine aux États-Unis", a finalement indiqué dimanche le ministère américain de la Défense dans un communiqué, sans donner de raison.

L'armée américaine avait notamment déployé sur cette base des bombardiers stratégiques supersoniques B-1 Lancer, réputés pour leur très long rayon d'action et leur capacité très importante de transport de missiles et de bombes. Selon plusieurs médias américains, une douzaine d'appareils y étaient encore stationnés jusqu'à ces derniers jours.

L’enquête semble accréditer la thèse d’un projet d’attentat porté par l’Iran, c’est du moins ce que Londres met en avant. Le Premier ministre Burnham a indiqué des "indications claires" d'un rôle de l'Iran dans ce dossier, ce qu'a nié Téhéran, quand Washington a évoqué l'implication d'un "acteur étranger".

Le 27 septembre, la police est intervenue près de la base aérienne de Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre, après le signalement aux services d'urgence de "trois véhicules suspects".

Un vaste périmètre a été bouclé et des dizaines de foyers évacués autour de l'installation, utilisée par l'armée américaine dans la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran.

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À l'intérieur des véhicules, la police avait dit n'avoir trouvé "aucun engin explosif", mais de l'essence "en quantité".

Six arrestations dans cette affaire

Au total, six hommes de 23 à 25 ans ont été arrêtés en lien avec l'affaire : cinq Britanniques sur place, puis un Britanno-Iranien quelques jours plus tard, pour des soupçons de "préparation d'un acte terroriste".

Ils ont finalement tous été relâchés sous contrôle judiciaire. "Je n'aurais pas fait ça", avait réagi le président américain Donald Trump après la libération sous caution de cinq d'entre eux.

En juillet, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient averti que toute base utilisée pour lancer des attaques contre l'Iran constituerait une "cible légitime", selon le média The Telegraph.

Mais pour le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, les autorités britanniques font "fausse route". Téhéran a nié "catégoriquement" toute implication.

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De son côté, l'administration américaine, par la voix du chef de la diplomatie Marco Rubio, a évoqué le rôle d'"un acteur étranger".

Depuis l'annonce en mars de l'utilisation du site de Fairford dans le cadre de la guerre contre l'Iran, des bombardiers et d'autres appareils américains y ont été vus en train de décoller et d'atterrir.

Cette base sert depuis la guerre froide de point d'appui à l'armée de l'air américaine. Elle a déjà été utilisée par Washington pour des opérations lors de la guerre du Golfe au début des années 1990 et de la guerre en Irak de 2003.

SOURCE:TRT français et agences