Selon les extraits publiés par L’Humanité, des militantes de Némésis projetaient une opération de tractage sur le campus Carnot de l’université catholique de Lyon.
Informées d’une possible mobilisation de militants antifascistes, elles auraient échangé avec des membres d’Audace Lyon sur un éventuel déplacement de l’action vers les campus de Lyon-II ou Lyon-III.
Dans ces discussions, il est notamment question de “monter une équipe sur place” et de se mobiliser en cas de confrontation.
Un message évoque la possibilité pour certaines militantes de servir “d’appât” afin d’attirer des opposants sur un lieu déterminé. Les échanges mentionnent la mobilisation de “huit à dix” militants.

Mais d’après L’Humanité, l’opération n’a finalement donné lieu à aucun affrontement.
Les messages sont attribués à Calixte Guy, présenté comme responsable d’Audace Lyon, et à une militante locale de Némésis prénommée Ornella.
Calixte Guy lui propose: “Si vous voulez absolument le faire, tu peux juste décaler à jeudi. Nous, on se mobilisera et on se planquera [dans un bar de la place Carnot – ndlr]… Au moindre signe de violence des gauches, on casse tout !”
Un problème de calendrier qui n’arrange pas Némésis, dont une autre action est prévue le même jeudi. Ce qui n’empêche pas Ornella de proposer: “On peut être deux, trois filles à tracter là où vous voulez les choper. Un peu pour faire l’appât, et on ne revendiquera pas Némésis…”
Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions récentes à Lyon. Le 12 février dernier, des heurts ont éclaté en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences-Po Lyon, opposant militants identitaires et antifascistes, et pendant lesquels le militant d’extrême droite Quentin Deranque a été battu à mort.
À la suite des révélations, le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard, a demandé sur X l’examen d’une dissolution du collectif Némésis.
















