"Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme. Quel colonialisme ?", a déclaré Netanyahu à la tribune de l’ONU.
"Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme", a-t-il poursuivi, avant d'ajouter que "leurs colonies couvraient la planète entière".
Le Premier ministre israélien a formulé ces critiques alors que la France et le Royaume-Uni figurent parmi les pays occidentaux ayant accru leurs critiques à l’égard de la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés.
La France et le Royaume-Uni n’ont pas, dans l’immédiat, réagi directement aux propos de Benyamin Nétanyahou sur leur passé colonial.
Paris avait toutefois réaffirmé jeudi sa position sur la politique israélienne en Cisjordanie occupée.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que l’attachement de la France à "l’existence et à la sécurité d’Israël" était "indéfectible", tout en dénonçant "une explosion de la violence des colons extrémistes à l’égard des Palestiniens" ainsi qu’une "accélération sans précédent de la colonisation".
La France et le Royaume-Uni font partie des pays qui ont annoncé des restrictions visant le commerce de biens issus des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, qu’ils considèrent comme illégales au regard du droit international.
Netanyahu a également rejeté les accusations de colonialisme visant Israël, affirmant que le pays se trouve sur "un petit territoire" représentant, selon lui, environ un tiers de 1 % de la superficie du monde arabe.
Son discours a été marqué par le départ de dizaines de représentants de la salle de l’Assemblée générale au moment où il a commencé à s’exprimer. Netanyahu a alors demandé aux personnes qui n’étaient pas encore parties de quitter également la salle.
Il a par ailleurs rejeté les accusations de génocide à Gaza, les qualifiant de "pire mensonge du siècle", et a défendu les massacres israéliens dans l’enclave.

















