Un adolescent, soupçonné d'avoir dirigé un spray enflammé en direction du visage d'une passante à Marseille en marge des manifestations lycéennes qui agitent la France depuis deux semaines, a été interpellé, a-t-on appris samedi auprès du parquet.
Débuté le 17 septembre dans la région parisienne, le mouvement de protestation qui se manifeste par des blocages de lycées, afin d'obtenir plus de moyens pour l'éducation, s'est progressivement étendu à tout le territoire et s'est enflammé dans de nombreuses villes de France
Proviseurs agressés, tirs de mortiers, lycées incendiés, le gouvernement a condamné des"violences urbaines", dont il impute la responsabilité à La France insoumise (gauche radicale). Plus de 5.000 interpellations ont eu lieu depuis lundi.
Une vidéo de l'agression, qui s'est déroulée jeudi sur une place de Marseille (sud) non loin d'un lycée, a circulé sur les réseaux sociaux, montrant la femme s'interposer au moment où un groupe tente de fracasser un abribus.
Une personne au visage masqué actionne alors un spray et un briquet, déclenchant un jet de flammes au niveau du visage de la victime. Cette dernière souffre de brûlures, a-t-on appris auprès d'une source proche du dossier.
L'adolescent interpellé, scolarisé en première année d'études supérieures dans un lycée situé près du lieu de l'agression, est "inconnu des services de police et de justice", a précisé le parquet de Marseille.
Par ailleurs, le parquet de Marseille a indiqué avoir ouvert une enquête après l'agression vendredi d'un professeur de 59 ans devant un lycée de La Ciotat, ville située à une trentaine de kilomètres à l'est de Marseille.
Le professeur était intervenu pour empêcher un début d'incendie au pied d'un arbre, quand il a été aspergé de carburant avant de recevoir "un coup violent".
Les lycéens mobilisés sur les blocages revendiquent plus de moyens humains et financiers pour l'Éducation nationale, et se plaignent notamment des professeurs non remplacés, de bâtiments délabrés ou encore d'emplois du temps trop chargés.
Le ministre de l'Education Édouard Geffray a annoncé, après avoir rencontré les organisateurs du mouvement, le lancement prochain d'un "plan d'action" pour "accélérer le remplacement" des professeurs notamment dans les classes de première et terminale.
Une grande journée de manifestations est prévue mardi. Du reste, entre 400 et 500 établissements seront totalement ou “partiellement” fermés, a annoncé le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, dans un débat face à Manuel Bompard, le coordinateur national de La France Insoumise sur France 2 et France Inter. Au moins 24 établissements ont été “incendiés ou saccagés”, a-t-il poursuivi.
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