Face à une grogne qui se répand de l’Île-de-France à d’autres régions, le gouvernement a choisi la fermeté. Aucun dialogue, semble-t-il, n’a été initié avec les lycéens qui demandent des professeurs dans toutes les matières et des moyens. Certains lycées sont également en mauvais état.
Hier soir, Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, a dressé le bilan d'une nouvelle journée de mobilisation des lycéens ce mardi. "Il y a eu 440 interpellations", principalement des mineurs, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur BFMTV.
"On n'a pas encore le bilan complet mais on me dit que les deux tiers ont donné lieu à des gardes à vue. Ce sont des interpellations essentiellement pour dégradations, prises à partie des forces de sécurité intérieure, donc violences sur agents dépositaires de l'autorité publique", a-t-il ajouté sur BFMTV, dénonçant "des faits qui sont quand même assez graves".
Au total, 48 membres des forces de sécurité intérieure ont été blessés, a poursuivi le ministre, qui a également évoqué sept jets d'acide chlorhydrique sur les forces de l'ordre.
Le ministre de l’Éducation n’a pas offert une main tendue à ces élèves.

Sur RTL, le ministre de l'Éducation juge ce matin que des "personnes entretiennent l'idée qu'il ne faut pas respecter la démocratie mais qu'il faut avoir recours à des actions violentes", explique Édouard Geffray. Selon lui, 76 personnes (élèves ou personnels) ont été blessées depuis le début de la mobilisation. Il ne dit pas si ces personnes ont été blessées lors des interventions de la police. Ces interventions ont été jugées par beaucoup trop violentes. Plusieurs adolescents ont dû être hospitalisés.
Mais on a également vu du personnel de direction ou des professeurs malmenés, voire battus par des lycéens en colère.
Ce mardi, journée de mobilisation de la fonction publique, le ministère de l'Éducation nationale a recensé en fin de journée 338 établissements encore affectés, dont 45 bloqués et 46 visés par des tentatives de blocage.



















