POLITIQUE
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"FAKE NEWS": l'Elysée dément Trump sur X à propos du prix des médicaments
L'Elysée a démenti un tweet de Trump faisant état de l’augmentation du prix des médicaments décidée par Macron.
"FAKE NEWS": l'Elysée dément Trump sur X à propos du prix des médicaments
PHOTO D'ARCHIVES : Donald Trump et Emmanuel Macron lors de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 23 septembre 2025. REUTERS / Reuters
il y a 14 heures

Le président Emmanuel Macron "ne fixe pas les prix des médicaments": l'Elysée s'est fendu d'un tweet cinglant mercredi, barré d'un gros "FAKE NEWS", pour démentir Donald Trump qui venait d'affirmer le contraire au forum de Davos (Suisse) en le tournant en dérision.

"Il paraît que le Président Emmanuel Macron aurait augmenté les prix des médicaments", énonce le tweet de la présidence, publié en français et en anglais.

"Il ne fixe pas leurs prix. Ceux-ci sont encadrés par la Sécurité sociale. Ils sont d'ailleurs restés stables. Tous ceux qui sont entrés dans une pharmacie française le savent", ajoute-t-elle, adjoignant un meme de Donald Trump.

Mercredi, plusieurs minutes durant, le président américain s'est amusé à raconter une nouvelle fois comment, selon lui, il avait forcé son homologue français à augmenter les prix de médicaments américains en France sous peine de droits de douane supplémentaires.

"Je lui ai dit + il va falloir que vous augmentiez le prix de ces médicaments, passer à 20 dollars, 30 dollars", au lieu de 10, a-t-il pris le temps de détailler à la tribune du Forum économique mondial à Davos.

"+Non, non Donald, je ne peux pas faire ca+. Je dis + si tu vas le faire +", "vous profitez des États-Unis, vous devez le faire", a poursuivi Donald Trump.

Poursuivant son récit, il a raconté avoir alors menacé son homologue "d'imposer des droits de douane de 25%" sur les exportations françaises aux Etats-Unis et de "100% sur les vins et champagnes" français.

"+Ok je vais le faire+, il m'a dit", "ça m'a pris en gros trois minutes", s'est encore vanté le président américain.

Donald Trump multiplie les piques en direction de son homologue français, tout en répétant "bien l'aimer", sur fond de bras-de-fer autour du Groenland qu'il ambitionne d'annexer.

Interrogé sur le refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son Conseil de paix, conçu comme un concurrent de l'ONU, il a déjà ironisé: "personne ne veut (de lui) car il va bientôt terminer son mandat". Il a également agité le spectre de droits de douane de 200% sur les vins et champagnes.

"Je l'ai regardé hier avec ces belles lunettes de soleil... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Mais je l'ai vu jouer le dur à cuire", s'est-il aussi moqué à Davos, en allusion aux verres de protection que le président porte en raison d'un problème à l’œil.



SOURCE:TRT français et agences