POLITIQUE
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Les forces gouvernementales yéménites prennent le contrôle total d’Al-Mahra
Les Forces du Bouclier national du Yémen ont étendu leur présence à l’ensemble des districts de la province d’Al-Mahra après le retrait des forces du Conseil de transition du Sud (CTS), dans le cadre d’une passation coordonnée, a indiqué un responsab
Les forces gouvernementales yéménites prennent le contrôle total d’Al-Mahra
Les forces gouvernementales yéménites prennent le contrôle total d’Al-Mahra / AA
4 janvier 2026

Les forces du gouvernement yéménite reconnu internationalement ont repris le contrôle total de tous les districts de la province orientale d’Al Mahra à la suite du retrait des combattants du CTS, selon une source officielle.

Mohammed Omar Suwailim, directeur général du Bureau de la jeunesse et des sports d’Al-Mahra, a déclaré, samedi à l’agence Anadolu, que les Forces du Bouclier national contrôlent désormais les neuf districts de la province.

Il a précisé que “le processus de passation entre les Forces du Bouclier national et les combattants du CTS s’est déroulé sans heurts lors d’une réunion entre les dirigeants des deux camps dans le district de Qishn (à environ 170 kilomètres à l’ouest de la capitale provinciale, Al-Ghaydah)”.

Cette évolution intervient alors que le gouvernement yéménite a également annoncé que les Forces du Bouclier national avaient pris le contrôle total des zones désertiques et des vallées de la province voisine du Hadramout, après le retrait des forces du CTS.

Les médias d’État ont rapporté que les combattants du CTS s’étaient retirés de l’aéroport d’Al-Ghaydah ainsi que du palais présidentiel d’Al-Mahra.

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Tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen

Les Forces du Bouclier national ont été créées en 2023 par décision du président Rashad al-Alimi et opèrent sous le commandement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Le CTS, qui soutient la sécession du sud, n’a pas immédiatement réagi. Le groupe avait pris le contrôle d’Al-Mahra il y a environ un mois.

Le Yémen connaît une forte escalade des tensions depuis début décembre, lorsque les forces du CTS se sont emparées de certaines zones du Hadramout et d’Al-Mahra.

Ces deux provinces représentent à elles seules près de la moitié du territoire yéménite et longent la frontière avec l’Arabie saoudite.

Vendredi, le chef du CTS, Aidrous al-Zubaidi, a annoncé une “phase de transition” de deux ans, comprenant un dialogue avec des factions du nord du Yémen et l’organisation envisagée d’un « référendum” sur l’avenir du sud.

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Riyad a accusé Abou Dhabi de “pousser les forces du CTS à mener des opérations militaires” le long de la frontière sud saoudienne, une accusation que les Émirats ont démentie.

Le CTS affirme que les régions du sud ont été marginalisées politiquement et économiquement par les gouvernements yéménites successifs et appelle à la sécession.

Les autorités yéménites rejettent ces accusations et insistent sur la préservation de l’unité du pays.

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