Une candidate de La France insoumise (LFI) aux élections municipales à Strasbourg affirme avoir été agressée et menacée de mort vendredi soir en plein centre-ville, alors qu’elle se trouvait avec ses enfants.
Selon plusieurs témoignages et une vidéo filmée sur téléphone portable, Jamila Haddoum aurait été prise à partie par un homme tandis qu’elle collait des affiches pour la liste insoumise. L’individu aurait brandi un couteau en la menaçant de lui trancher la gorge.
Au moment des faits, la candidate était accompagnée de ses deux enfants âgés de 15 et 16 ans. Elle affirme également avoir été la cible d’insultes particulièrement violentes, notamment “gauchiste de merde” et “salope”.
“Personne ne devrait être menacé au couteau pour ses idées politiques”, a déclaré Jamila Haddoum, samedi, sur France 3 Alsace. Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte. À ce stade, aucune interpellation n’a été signalée par les autorités, selon des médias locaux.

Cette agression intervient à quelques jours du premier tour des élections municipales, dans un contexte que plusieurs responsables insoumis jugent de plus en plus tendu.
Florian Kobryn, tête de liste LFI à Strasbourg, a dénoncé “un climat mortifère de haine et de défiance” visant son mouvement. “Nous appelons à un sursaut républicain et antifasciste et à une fin de campagne apaisée”, a-t-il réagi, se disant “sous le choc”.
Plusieurs incidents ont déjà visé la campagne locale de la formation de gauche. Selon Florian Kobryn, la serrure du local de campagne aurait récemment été forcée, de la colle introduite dans le mécanisme et des excréments déposés devant l’entrée.
D’autres tensions ont également été signalées ailleurs dans le pays. Vendredi, une réunion publique à Faches-Thumesnil, près de Lille, a été perturbée par une quinzaine de militants d’extrême droite, décrits comme des “néonazis” par la direction du mouvement.







