FRANCE
3 min de lecture
Nouvelle-Calédonie: un accord bis sur l’avenir de l’île sans les indépendantistes
Le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi la signature d'un accord complémentaire à l'accord de Bougival sur l'avenir institutionnel de l'archipel de la Nouvelle-Calédonie, territoire français du Pacifique.
Nouvelle-Calédonie: un accord bis sur l’avenir de l’île sans les indépendantistes
Le président français a présidé cette séance au palais de l'Elysée ce lundi 19 janvier / AFP
20 janvier 2026

La signature du nouvel accord est présentée comme une avancée, un succès par le gouvernement français. Le futur statut de la Nouvelle-Calédonie se dessine, le travail législatif est en cours, sont les deux messages que les autorités françaises entendent transmettre.

Cet accord vient en effet compléter l’accord de Bougival signé en juillet 2025 près de Paris par toutes les composantes politiques de l’île. Une étape qui avait permis de remettre autour de la même table tous les partis politiques calédoniens, les indépendantistes et les loyalistes pro-français et avait accouché d’un texte définissant l’avenir institutionnel de l’île.

Le 12 juillet 2025, un accord avait été signé à Bougival entre l’État français et des représentants calédoniens, prévoyant la création d’un “État de Nouvelle-Calédonie à statut particulier au sein de la France”.

Le texte présenté lundi, et baptisé "accord Elysée-Oudinot", porte sur la question très sensible du dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Réclamé par les non-indépendantistes, il ouvre le corps électoral mais limite le droit de vote aux scrutins provinciaux aux personnes installées et à leurs descendants.

L’ouverture du corps électoral a déjà été imposée par Paris en 2024 et avait conduit aux émeutes de mai 2024 qui ont détruit l’économie de l’île et tendu les relations politiques.

Le FLNKS a boycotté Bougival II

Dans le texte de l'accord complémentaire signé lundi, transmis par le ministère des Outre-mer, les signataires "s'engagent avec l'Etat à promouvoir une démarche de réconciliation des mémoires, tant celles du peuple kanak que celles des autres communautés".

Ils "réaffirment que chaque Calédonien a le droit de voir reconnaître ses aspirations politiques", et soutiennent pour l'archipel l'"exercice du droit à l'autodétermination". 

Des paroles conciliatrices qui visent à calmer la grogne des mouvements indépendantistes comme le FLNKS qui réclament un nouveau cycle de négociation et refusent, presque tous, l’ouverture du corps électoral aux résidents issus de la métropole fussent-il installés depuis plus de dix ans. Le FLNKS n’a pas participé aux négociations et à l’élaboration de ces textes d’application de Bougival.
Son président, Christian Tein, avait estimé que l’accord de Bougival ne répondait pas aux revendications du camp indépendantiste, accusant l’État français de vouloir « enfermer » les acteurs calédoniens dans ce texte.

Le FLNKS avait annoncé qu’il ne prendrait pas part aux discussions ouvertes au palais de l’Élysée, dénonçant une absence d’écoute des autorités françaises face aux revendications autochtones.

A l'issue d'un nouveau cycle de réunions, boycottées par le principal mouvement indépendantiste, le FLNKS, le chef de l'Etat a aussi annoncé la signature d'un "protocole financier" dans "la soirée", et "un travail gouvernemental pour que tout cela soit reflété dans les textes budgétaires".

En RelationTRT Français - Nouvelle-Calédonie: les indépendantistes attendent plus de Paris

Un accord politique pour remettre l'île debout

L'accord de Bougival prévoit aussi la création d'un Etat calédonien, inscrit dans la Constitution française, doté d'une nationalité propre et qui pourrait être reconnu internationalement mais n'ouvre pas de perspective de souveraineté pleine de la Nouvelle-Calédonie, ce qui a provoqué son rejet catégorique par le FLNKS. 

Le mouvement avait signé le texte en juillet, mais répète n'avoir paraphé qu'un "projet d'accord" à présenter à ses militants, qui l'ont rejeté, et beaucoup estiment qu'un nouvel accord sans le FLNKS risquerait d'être inapplicable in fine.

Réunis hier, les signataires dont les Loyalistes - favorables au maintien dans la France - visent une adoption d'ici avril du projet de loi constitutionnelle, puis la soumission de l'accord politique à l'approbation des Calédoniens au début de l’été, avant l'adoption d'une loi organique entre septembre et novembre.

Les élections provinciales se tiendraient, ensuite, avant le 31 décembre 2026.

SOURCE:TRT français et agences
Divers
La justice française savait depuis 2019 pour les mails d’Epstein: pourquoi ce silence ?
Ramadan: Europalestine appelle au boycott des dattes Medjool produites en Israël
Procès en appel des assistants du RN: Marine Le Pen sera fixée le 7 juillet
Tempête Nils: des dégâts importants dans l’ouest de la France
L’Arcom condamne CNews à deux nouvelles amendes pour des propos discriminatoires
Des députés Renaissance demandent le départ d’Albanese pour une phrase qu'elle n’a pas prononcée
Affaire Epstein: le scandale Fabrice Aidan étouffé par le Quai d’Orsay ?
France: débat sur la loi Duplomb à l’Assemblée nationale après une pétition de 2 M. de signatures
“Mafia juive”: Le ministre de l’Intérieur saisit la justice contre Alain Soral
La France "condamne fermement" les mesures israéliennes en Cisjordanie occupée
France: une femme porte plainte disant avoir reconnu son violeur dans les fichiers Epstein
“Peter Babtou”, l'“Epstein français” accusé de kidnapper des enfants au Sénégal et au Maroc
Laits infantiles: 24 familles portent plainte contre la France et les industriels
France: appel à témoins après l'inculpation d'un ancien éducateur soupçonné de viols sur 89 mineurs
Groenland: Macron exhorte l'Europe à se préparer à de nouveaux affrontements avec les États-Unis
Iran: la France exige la libération de Narges Mohammadi
France: le gel des avoirs d’Omar Alsoumi prolongé
Corruption de mineurs: le journaliste français Jean-Marc Morandini se retire de CNews
Crise des gilets jaunes: neuf policiers français devant la justice pour des violences
France: le préfet du Nord interdit l'ouverture d'une classe de primaire au groupe scolaire Averroès