Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, a affirmé que le groupe avait frappé la compagnie saoudienne Aramco avec des missiles balistiques et des drones, soulignant que “l'opération a atteint son objectif avec succès, provoquant l'incendie des sites visés”.
Il a ajouté que Sanaa et plusieurs provinces yéménites avaient subi 60 frappes aériennes au cours des dernières 24 heures, portant le total à 1 420 frappes, et a affirmé que ces attaques étaient “saoudiennes”.
Il a menacé : “le blocus par le blocus, et l'escalade par l'escalade”.
Pour sa part, le porte-parole de la coalition de soutien à la légitimité au Yémen dirigée par l'Arabie saoudite, le général de brigade Turki al-Maliki, a déclaré, selon des médias saoudiens locaux dont le quotidien Asharq Al-Awsat, que “les prétentions des Houthis sur une frappe contre Riyad, samedi, sont trompeuses”.
Il a ajouté que le groupe houthis tente de “détourner l'attention de l'ampleur des pertes et de la colère populaire croissante contre le comportement des milices, et de leurs liens avec des agendas étrangers qui ont apporté le chaos et la destruction au Yémen”.
Le 20 juillet, le groupe Houthi a annoncé ce qu'il a qualifié de “blocus maritime” contre l'Arabie saoudite, puis a déclaré avoir visé par la suite des navires et des sites saoudiens avec des missiles et des drones.
Le groupe a également mené des attaques contre des sites en Arabie saoudite, notamment des aéroports civils et des installations de production d'énergie, provoquant des victimes civiles et des dégâts matériels.
Depuis mars 2015, l'Arabie saoudite dirige une coalition pour soutenir le gouvernement yéménite reconnu internationalement contre les Houthis, accusés de recevoir un soutien iranien et qui contrôlent la capitale Sanaa et plusieurs provinces depuis septembre 2014.
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