S’exprimant lundi depuis sa résidence officielle à Madrid, Sanchez a indiqué qu’il réunirait son gouvernement plus tard dans la journée afin d’engager la procédure de convocation des élections.
Le chef du gouvernement a reconnu que son exécutif avait commis des erreurs et n’avait pas atteint tous les objectifs qu’il s’était fixés, estimant que la poursuite des réformes nécessitait une majorité parlementaire plus solide.
Il a souligné que le logement, les inégalités et les services publics demeuraient des défis majeurs et appelé les Espagnols à renouveler leur soutien afin de poursuivre les réformes engagées par sa coalition.
Cette annonce intervient après le rejet, vendredi, de deux décrets sur le logement élaborés en réponse aux manifestations déclenchées notamment par l’expulsion de son domicile madrilène de Maricarmen Abascal, âgée de 87 ans.

Le parti indépendantiste catalan Junts s’est associé au Parti populaire (PP), de droite, et au parti d’extrême droite Vox pour voter contre les deux textes, malgré des négociations avec le gouvernement sur certaines de leurs dispositions.
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de plusieurs villes espagnoles durant le week-end pour réclamer des mesures en faveur du logement, tandis que des manifestants poursuivaient leur occupation de la Puerta del Sol, à Madrid.
Sanchez a présenté le scrutin comme un choix entre la poursuite des réformes progressistes et un retour en arrière sous l’effet d’une dynamique d’extrême droite susceptible, selon lui, de remettre en cause certains droits.
Le Premier ministre a appelé les électeurs à accorder au pays une majorité progressiste plus large, estimant que l’Espagne devait rester un modèle d’ouverture et de justice sociale.
Défendant le bilan de son gouvernement, Pedro Sanchez a notamment cité la croissance économique, la création d’emplois, la réduction des inégalités, l’élargissement des bourses et des droits aux congés, ainsi que les investissements dans l’éducation et la santé et la modernisation de l’industrie.
Il a à ce titre mis en avant la transition écologique et les positions internationales de l’Espagne, notamment son soutien à l’Ukraine, à l’Union européenne et aux Nations unies.
Sanchez a décrit l’Espagne comme une “référence mondiale en matière de paix et de prospérité” et appelé les électeurs à faire en sorte qu’elle demeure “un bastion de l’ouverture et de la justice sociale”.
L’Espagne a organisé ses dernières élections législatives en 2023, lors desquelles le Parti socialiste de Pedro Sanchez était arrivé en deuxième position.




















