Au sixième jour du conflit au Moyen-Orient, Israël a appelé les habitants à évacuer toute la banlieue sud de Beyrouth, et on a assisté à un mouvement de panique généralisé et des embouteillages monstres. Israël continue ses bombardements sur des zones de plus en plus larges et a même pénétré dans le sud du Liban.
Jeudi, Israël a donné l'ordre à ses soldats d'avancer “plus en profondeur” au Liban, et a à nouveau appelé la population au sud du fleuve Litani à quitter la zone afin de rester en vie.
Le Hezbollah libanais a revendiqué ce matin des tirs d'artillerie et de roquettes vers des positions de l'armée israélienne près de la frontière et a diffusé un ordre d’évacuation sur le nord d’Israël.

Face à l’intensification des frappes israéliennes et les centaines de milliers de déplacés, le président libanais Joseph Aoun a demandé l’aide de la France pour obtenir un cessez-le-feu. "Pour le Liban, nous devons agir. Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre", a écrit le président français sur X.
Emmanuel Macron a dans la foulée annoncé ce jeudi l'envoi d'une aide humanitaire pour les réfugiés ainsi que des discussions autour d'un "plan" pour empêcher le pays de sombrer une nouvelle fois dans la guerre. Le président français a appelé Donald Trump, le président américain et Benjamin Netanyahu mercredi puis a dépêché à Beyrouth le chef d’état-major de l’armée française, avec une proposition prévoyant un arrêt immédiat des combats par le Hezbollah en échange d’une cessation des opérations militaires israéliennes.
Israël reste intraitable
Les Israéliens ont toutefois rejeté cette proposition, estimant que toutes les initiatives étaient inacceptables et qu’ils avaient accordé à l’État libanais suffisamment de temps sans que celui-ci ne parvienne à désarmer le parti.
Israël a demandé des garanties quant à l’arrêt des opérations du Hezbollah. Il exige surtout son engagement à ne mener aucune autre attaque à l’avenir dans une déclaration publique renonçant à toute tentative de reconstituer sa puissance militaire.
Le mouvement propalestinien a refusé ces conditions.
Le gouvernement libanais essaie de prendre des mesures pour convaincre les Israéliens de cesser leur destruction du Liban.
Les autorités libanaises ont ainsi décidé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", puis jeudi, il a interdit toute activité militaire éventuelle des Gardiens de la révolution sur le sol libanais. Il a en outre annoncé que les Iraniens devraient désormais obtenir un visa pour entrer au Liban.











