Un premier démantèlement d’un site de "lookup", ces moteurs de recherche illégaux qui permettent d’accéder aux données personnelles d’un grand nombre de Français, a eu lieu mardi 6 octobre, a annoncé jeudi l’Office anti-cybercriminalité (OFAC).
"L’OFAC a interpellé les trois administrateurs du lookup initialement connu sous le nom de Reacher, puis renommé Stryxx, qu’ils ont dans le même temps mis hors ligne", a publié le chef de l’OFAC, Nicolas Guidoux, sur son réseau LinkedIn.

Ce démantèlement est une première, d’autant que ce site était clairement spécialisé dans la compilation et la revente de données personnelles. Celui-ci proposait, à travers des formules d’abonnement ou l’achat de crédits, plusieurs modes de recherche permettant d’accéder à des données personnelles issues de vols ou de fuites.
L’OFAC met la pression
L’OFAC a durci ses contrôles après les cyberattaques contre la Sécurité sociale, la Poste et le site des impôts. Plusieurs sites de revente de données personnelles ont été pointés du doigt dans le cadre d’enquêtes.
Une enquête de France Télévisions a démontré qu’il était possible d’accéder à des informations personnelles de plusieurs candidats à l’élection présidentielle sur l’une de ces plateformes.
Le site Brixhub, accessible depuis les moteurs de recherche classiques, permet, lui, d’obtenir des adresses, des numéros de téléphone ou des numéros de sécurité sociale. Il propose aussi aux personnes concernées de faire supprimer ces informations moyennant paiement, a constaté l’AFP.
La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a également annoncé lundi saisir la justice en ciblant les activités de BrixHub. "Ceux qui font commerce de nos données devront répondre de leurs actes", a-t-elle écrit sur X.























