FRANCE
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Acte III de la mobilisation des lycées en France
Les lycéens sont rejoints aujourd’hui par les syndicats, dont ceux de l’Éducation nationale et la CGT, ainsi que par les étudiants. Quelques dizaines de blocages ou de rassemblements devant des lycées sont déjà constatés ce matin.
Acte III de la mobilisation des lycées en France
Rassemblement étudiant ce dimanche à Saint-Denis près de Paris pour préparer la suite du mouvement

Cette convergence des luttes va donner lieu à des dizaines de rassemblements à travers la France. À Paris, l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont annoncé un rassemblement sur la place de la République à partir de 14 heures. Une intersyndicale de l’Éducation nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires) a appelé à se joindre au mouvement lycéen.

De nombreux élus appellent à la désescalade. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a appelé hier à une mobilisation "pacifique" afin que cette nouvelle journée de manifestation permette de "renouer avec une contestation encadrée, légale et démocratique". Tout le monde craint des débordements et des violences en marge des manifestations.

Parmi les 3 700 lycées du pays, où sont scolarisés les enfants de 15 à 18 ans, le nombre d’établissements perturbés était en baisse, à 589 contre près de 800 vendredi, selon le ministère de l’Éducation.

Les lycéens, eux, sont bien décidés à continuer leur mouvement avec un slogan : "On veut le bac, pas la BAC." Une allusion à la brigade anticriminalité, car l’un des points de tension de ce mouvement, ce sont les violences policières dénoncées par les magistrats, les avocats, les parents d’élèves et les enseignants.

Dix plaintes auprès de l’IGPN, la police des polices, ont été déposées selon le ministère de l’Intérieur. Hier, à Lens, dans le Nord, un jeune homme a perdu sa main gauche. Il a, semble-t-il, ramassé une grenade d’encerclement de la police qui lui a explosé dans la main.

215 élèves ont été blessés depuis le début de la mobilisation, selon le gouvernement.

Ce matin, sur France 2, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, dans "Les 4 Vérités", soutient les forces de l’ordre : "La manière d'intervenir des policiers est proportionnée aux actes qu'ils observent sur le terrain", selon elle. Ceci alors qu’un adolescent a perdu un œil à Tours et qu’un autre, en région parisienne, a reçu un palet en plein visage.

Le leader de La France insoumise qualifie sur YouTube ce mouvement de nouveau "mai 68" et il appelle les adultes à venir protéger "nos jeunes" dans les manifestations en portant un casque et un brassard blanc afin de signaler leur présence pacifique aux forces de l’ordre.

Il évoque la mort de Malik Oussekine, un étudiant de 22 ans, tué le 6 décembre 1986 par deux policiers du Peloton des Voltigeurs Motoportés (PVM). Un drame survenu au cours des manifestations étudiantes contre la loi Devaquet. Le leader insoumis souhaitant qu’aucun drame n’ait lieu lors de la mobilisation de ce 6 octobre.

SOURCE:TRT français et agences