POLITIQUE
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Iran: des députés veulent engager le retrait du pays du TNP
Sous pression face aux États-Unis et à l’AIEA, Téhéran envisage une rupture majeure avec le régime international de non-prolifération.
Iran: des députés veulent engager le retrait du pays du TNP
Des députés iraniens scandent des slogans en soutien aux Gardiens de la révolution (CGRI), vêtus d’uniformes militaires, à Téhéran. / AFP

Des députés iraniens ont soumis au Parlement un projet de loi demandant le retrait de l’Iran du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), dans un contexte de fortes tensions avec les États-Unis et Israël autour du programme nucléaire iranien.

Le texte, présenté avec une procédure d’”urgence triple”, a été transmis au bureau de la présidence du Parlement et doit encore obtenir l’autorisation du président de l’Assemblée, Mohammad-Bagher Ghalibaf, avant d’être examiné en séance publique.

Le député Hossein-Ali Haji Deligani a défendu cette initiative en affirmant que, compte tenu des “agressions” subies par l’Iran et du récent renvoi de son dossier devant le Conseil de sécurité de l’ONU par le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le maintien dans le TNP ne ferait qu’accroître les pertes pour Téhéran.

Cette initiative intervient alors que 130 parlementaires iraniens avaient déjà appelé, quelques jours plus tôt, à engager la procédure légale de retrait du traité, estimant que les mécanismes internationaux ne protégeaient plus les droits et la sécurité de l’Iran.

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Pas encore de décision définitive

Le projet ne signifie toutefois pas que l’Iran a déjà décidé de quitter le TNP. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei, a déclaré que le pays maintenait sa politique de non- militarisation de son programme nucléaire, tout en avertissant qu’un retrait pourrait être envisagé en réponse aux pressions militaires et politiques.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a également réaffirmé que Téhéran ne cherchait pas à se doter de l’arme nucléaire.

Le débat sur un éventuel retrait intervient alors que les tensions autour du programme nucléaire iranien se sont fortement aggravées et que l’accès de l’AIEA aux installations nucléaires iraniennes reste au cœur du bras de fer diplomatique.

 

SOURCE:TRT français et agences