Medvedev évoque le scénario d'une frappe nucléaire contre l'Ukraine (AFP)

Dmitri Medvedev, qui occupe désormais le poste de vice-président du Conseil de sécurité russe, a déclaré que la Russie avait le droit de se défendre avec des armes nucléaires si elle y était contrainte et qu'il ne s'agissait "certainement pas d'un bluff", des mots empruntés à Vladimir Poutine.

"Imaginons que la Russie soit obligée d'utiliser l'arme la plus redoutable contre le régime ukrainien qui a commis un acte d'agression à grande échelle, dangereux pour l'existence même de notre État", a déclaré Dmitri Medvedev dans un message posté sur Telegram.

Ces remarques reprennent la terminologie de la doctrine russe quant au facteur déclencheur d'une frappe nucléaire : "une agression contre la Fédération de Russie avec des armes conventionnelles lorsque l'existence même de l'État est menacée".

Dmitri Medvedev, qui se présentait autrefois comme un réformateur prêt à travailler avec les États-Unis pour libéraliser la Russie, est devenu le membre le plus ouvertement belliciste de l'entourage de Poutine.

Depuis le début de l’offensive russe, il a brandi à plusieurs reprises la menace nucléaire.

Washington n'a pas donné de détail sur sa réaction si Poutine ordonnait la première attaque nucléaire depuis les frappes américaines sur le Japon en 1945.

Le conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a déclaré dimanche que les États-Unis répondraient de manière décisive à toute utilisation par la Russie d'armes nucléaires contre l'Ukraine et a mis en garde Moscou contre des "conséquences catastrophiques".

Reuters