Boris Johnson au Rwanda pour le sommet du Commonwealth (Reuters)

Le Gabon et le Togo ont rejoint samedi le Commonwealth, devenant ainsi les dernières nations sans liens historiques avec le Royaume-Uni à entrer dans le club anglophone dirigé par la reine Elizabeth II.

Le Commonwealth, qui est composé de 54 pays dont la plupart sont d'anciennes colonies britanniques, a accepté la demande d'adhésion du Togo et du Gabon, deux pays francophones, au dernier jour de son sommet au Rwanda.

"Je remercie les États membres du Commonwealth pour l’acceptation de notre candidature en ce jour", a tweeté le président togolais en français, puis en anglais.

"L’adhésion du Togo à cette grande famille est une évolution que nous avons souhaitée dans une perspective de renforcement de la coopération entre États et du brassage des peuples", a-t-il ajouté.

Pour le gouvernement togolais, cette adhésion offre de nouvelles opportunités économiques et est motivée par son désir d'étendre ses réseaux diplomatiques et économiques au sein du monde anglophone.

Elle permet également à la petite nation en développement de 8,5 millions d'habitants de redéfinir les relations bilatérales avec le Royaume-Uni en dehors de l'UE après le Brexit, selon le gouvernement.

Le Togo, ancienne colonie allemande puis française, entretient plus de 60 ans après son indépendance des liens toujours très forts avec la France. Mais l'influence de l'ancienne puissance coloniale, comme dans de nombreux autres pays en Afrique francophone, y est de plus en plus critiquée.

Le Togo, tout comme le Gabon, est dirigé par la même famille depuis plus d'un demi-siècle.

Le général Gnassingbé Eyadema a dirigé le Togo de 1967 jusqu'à sa mort en 2005, date à laquelle son fils Faure Gnassingbé a pris le pouvoir.

Le Commonwealth représente un tiers de l'humanité et s'étend sur des nations d'Afrique, d'Asie, d'Europe et des Amériques.

AFP