GB : des modifications législatives visant à minimiser l'impact des grèves (Reuters)

Le gouvernement britannique a dévoilé jeudi des modifications à apporter à la loi en vigueur afin de pouvoir permettre aux entreprises d'engager des travailleurs temporaires afin de minimiser l'impact des grèves.

Une grève des cheminots britanniques d'une ampleur inédite en 30 ans a débuté mardi pour protester contre le gel des salaires et des suppressions d'emplois.

Les cheminots devraient manifester à nouveau jeudi, après que les discussions visant à résoudre la situation se sont terminées sans qu'aucun accord ne soit trouvé.

Une troisième journée d'action est prévue samedi.

Le gouvernement a annoncé qu'il supprimerait les restrictions relatives au recours aux travailleurs intérimaires qualifiés durant une grève.

"Les syndicats tiennent encore une fois le pays en otage en paralysant les services publics et les entreprises. La situation actuelle est intenable", a estimé le secrétaire d'Etat aux Affaires, à l'Energie et à la Stratégie industrielle du Royaume-Uni, Kwasi Kwarteng.

"Revenir sur ces mesures qui datent des années 1970 permettra aux entreprises de recourir rapidement aux services de personnel qualifié, tout en permettant aux gens de vivre leur vie sans qu'elle ne soit interrompue, et à l'économie de tourner."

Les entreprises devront s'assurer que les travailleurs temporaires qu'elles engageront sont qualifiés pour les postes auxquels ils seront nommés, a ajouté le gouvernement.

Ces modifications, qui doivent encore être adoptées par le Parlement, s'appliqueront à tous les secteurs en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, et entreront en vigueur dans les semaines qui viennent, a précisé le gouvernement.

Le gouvernement a également indiqué qu'il augmenterait le montant maximal des dommages et intérêts que les tribunaux peuvent demander à un syndicat lorsqu'une grève est jugée illégale.

Pour les plus grands syndicats, le montant maximal des dommages et intérêts passerait de 250.000 à 1 million de livres (290.000 à 1,15 million d'euros).

Reuters