50 000 décès ont été décomptés à la suite des fortes chaleurs dans les villes des 27 pays de l’UE, du Royaume-Uni, de la Norvège et de la Suisse, soit bien plus que les records établis en 2022 et en 2003.
Dans le détail, l’étude fait état de 13 000 morts en Italie, de 7 200 en France et de 6 800 en Espagne. Les chercheurs de l’Imperial College London et de la London School of Hygiene & Tropical Medicine ont étudié 854 agglomérations, en passant au crible les températures de juin, juillet et août. Ils ont ensuite utilisé un modèle mathématique très précis pour évaluer les effets de la chaleur sur les populations. Parmi les nombreux facteurs pris en compte figuraient l’âge de la population et le système de santé dans les villes étudiées.
Les bilans officiels publiés par les agences nationales de santé font état de 8 000 morts en France et de 16 000 en Allemagne, mais ces bilans ne comptabilisent que les certificats de décès sans cause identifiée.

Les chercheurs britanniques ont développé une autre méthode. En compilant les températures enregistrées et en utilisant un modèle fondé sur la relation historique entre chaleur et mortalité, ils sont parvenus à estimer le nombre de décès excédentaires liés à la chaleur dans chaque agglomération entre le 1er juin et le 31 août, sur la période 2000-2026.
Si l’étude réaffirme l’existence d’un lien entre l’augmentation des températures, les activités humaines et l’utilisation des énergies fossiles, cette recherche indique que le mois de juin a été le plus meurtrier: un tiers des décès liés aux canicules sont survenus entre le 17 juin et le 1er juillet, période durant laquelle les températures moyennes ont dépassé de 5 degrés les "normales" de 1991-2020, avec des écarts de plus de 12 °C certains jours.
Parmi les agglomérations étudiées, en valeur absolue, c’est Paris qui paie le plus lourd tribut, avec 2 545 décès liés à la chaleur, devant Milan.






















