Cette trêve, qui suit celle conclue pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran, a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi). Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le Liban.
De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth.
Des images ont montré des personnes retournant dans la banlieue sud de la capitale libanaise, particulièrement ciblée ces dernières semaines.
Mais quelques heures plus tard, l'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages".
Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.
L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.
Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.
Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours, ajoutant qu'il s'efforçait d'organiser la toute première rencontre à la Maison Blanche entre le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Plus de 2.000 morts
"J'espère que le Hezbollah se comportera bien pendant cette importante période. Ce sera un GRAND moment pour eux s'ils font cela", a-t-il écrit par la suite.
Ibrahim Moussaoui, un député du Hezbollah, a déclaré que le mouvement observerait la trêve "à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats".
Malgré la trêve de deux semaines conclue le 8 avril avec Téhéran, Israël a poursuivi ses frappes au Liban. Selon les autorités, ces frappes ont fait plus de 2.000 morts. Un million de personnes, soit un cinquième de la population du pays, ont été déplacées, selon l'ONU.
Chance de "paix historique"
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a salué l'accord de cessez-le-feu, tout comme Netanyahu qui l'a qualifié d'occasion de "paix historique" avec Beyrouth.
Sur le terrain, les combats se sont poursuivis jusqu'à l'entrée en vigueur de la trêve. Peu après l'annonce du président américain, le ministère libanais de la Santé a ainsi fait état de sept morts et 33 blessés dans une frappe israélienne sur le sud du pays, et le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre des positions militaires qui ont fait trois blessés, dont deux graves, dans le nord d'Israël.
A l'heure de l'entrée en vigueur de la trêve, l'armée israélienne a dit avoir visé 380 cibles du Hezbollah au Liban au cours des 24 heures précédentes.
En parallèle, les tractations se poursuivent, sous l'égide du Pakistan, pour organiser une deuxième session de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran et mettre durablement fin à la guerre, après l'échec de premiers pourparlers à Islamabad le week-end dernier.
Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis et l'Iran étaient "très proches" d'un accord, et a assuré que Téhéran avait accepté de céder son uranium enrichi, une des principales exigences de Washington. Le gouvernement iranien n'a pas confirmé dans l'immédiat.










