Le Liban "n'est pas au courant" d'un prochain contact avec Israël, a affirmé une source officielle à l'AFP, après que le président américain Donald Trump a annoncé que les dirigeants des deux pays en état de guerre vont se parler jeudi.
L'annonce de Trump est survenue alors qu'Israël ne cesse de mener des frappes sur le Liban et de lancer des ordres d'évacuation aux populations, auxquels le Hezbollah réplique depuis le 2 mars.
"On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain", a écrit Trump sur son réseau Truth Social.
Le président n'a toutefois pas précisé de quels dirigeants il parlait.
Un peu plus tôt, un haut responsable américain avait fait savoir que le président américain jugerait "bienvenue la fin des hostilités au Liban" avec un accord de paix avec Israël.
Il a toutefois précisé que cet éventuel accord n'entrait pas dans le cadre des négociations entre les États-Unis et l'Iran visant à obtenir une fin durable du conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.
"Les États-Unis souhaitent voir s'instaurer une paix durable, mais n'ont pas exigé un cessez-le-feu immédiat" entre Israël et le Hezbollah, a indiqué à la presse ce responsable, sous couvert d'anonymat.
Israël et le Liban ont accepté mardi d'entamer des négociations directes à l'issue de discussions entre les ambassadeurs israélien et libanais aux États-Unis, les premières du genre depuis 1993.
L'ambassadrice libanaise, Nada Hamadeh Moawad, avait dit avoir appelé lors de la réunion "à un cessez-le-feu" au Liban, ce qu'Israël a pour l'instant rejeté.
Depuis début mars, les frappes israéliennes sur le Liban ont tué plus de 2 000 personnes et causé un million de déplacés.










