Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste largement à l'arrêt, avec 891 navires immobilisés depuis le début du conflit. Parmi eux, 59 navires dans le détroit d'intérêt français, et 26 marins français. "Les équipages sont des équipages minimums et ceux qui souhaitaient être remplacés l'ont été", dit Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports.
Interrogé sur une information donnée par des médias américains et britanniques qui évoquent des tirs ayant visé un cargo français de la CMA CGM, le ministre avait répondu "n'avoir pas encore eu de confirmation" à ce sujet.
La compagnie CMA CGM, groupe français de transport maritime, a déclaré que l'un de ses navires avait été attaqué et endommagé mardi alors qu'il franchissait le détroit d'Ormuz.
Cette attaque, sur laquelle aucune précision n'a été fournie, a fait des blessés parmi l'équipage du San Antonio, a dit CMA CGM.

Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, un cargo a été touché par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz. L'incident avait été signalé vers 18 h 30 GMT mardi, il y aurait plusieurs blessés de nationalité philippine.
Du côté américain, une opération d'escorte très brève
Le ministre a également réitéré la position française sur cet axe maritime, Paris maintient l'ordre de ne pas tenter de traverser le détroit, a confirmé ce matin Philippe Tabarot.
Le président américain Donald Trump a annoncé qu'il suspendait l'opération "Projet Liberté", destinée à escorter les navires à travers le détroit d'Ormuz, en place depuis un jour. Cette pause doit permettre de "voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit le président américain sur son compte Truth Social.
Cette opération a permis le passage d’environ cinq navires contre près de 900 encore bloqués.













