Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, se dit "consterné par ce grave accident". "Les services de secours interviennent sur le terrain pour prendre en charge les personnes touchées", a-t-il indiqué sur X, affichant son "soutien" aux victimes et à leurs familles.
La télévision espagnole montrait en direct des images des trains accidentés, dont deux wagons ont visiblement déraillé.
"Il y a au moins dix morts et il est possible que ce nombre augmente", avait déclaré Esther Padilla, la porte-parole de la région de Castille-La-Manche, où a eu lieu l'accident peu avant 8 h GMT. Les autorités régionales avaient averti que le nombre de victimes pourrait encore s'alourdir. Le dernier bilan fait donc état de 50 morts et 176 blessés.
D'après un porte-parole des services d'urgence espagnols sollicité par l'AFP, la collision a eu lieu "à 8 h 54" (7 h 54 GMT) entre "deux trains, l'un de (l'opérateur privé) Iryo et l'autre de (la compagnie nationale) Renfe", près de la station d'Urda, dans la région de Castille-La-Manche.
"La circulation est interrompue sur la ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie en raison d'une collision entre deux trains", a de son côté indiqué sur le réseau social X l'entreprise publique chargée de gérer l'infrastructure ferroviaire, ADIF.
Cet accident intervient en pleine campagne électorale, avant les législatives du 29 novembre, et moins d'un an après le tragique accident d'Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts lors d'une collision entre deux trains à grande vitesse, bouleversant toute l'Espagne.
Sánchez annule ses engagements
Le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, a annulé sa participation à un sommet sur l'obésité prévu mercredi matin à Madrid, selon ses services, tandis que le Parti socialiste (PSOE), qu'il dirige, a annoncé la suspension de toutes les activités de campagne pour la journée.
Emiliano García-Page, président de la Castille-La Manche, a de son côté annoncé suspendre son agenda et se rendre sur les lieux de l'accident, disant suivre la situation "avec préoccupation".
Le chef du Parti populaire (PP, droite), Alberto Núñez Feijóo, s'est, lui aussi, dit sur X "très préoccupé" face à ce nouvel accident ferroviaire.

Avec 4 000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l'une des fiertés du pays.
Le drame d'Adamuz, survenu le 18 janvier, avait ravivé les débats en Espagne sur l'entretien du réseau ferroviaire et sur la sécurité des passagers, dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année.
Cet accident, au cours duquel un train de l'entreprise privée Iryo avait déraillé avant de heurter un train de la Renfe venant en sens inverse, avait également suscité de vives critiques de l'opposition de droite et d'extrême droite contre le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez. Il s'agit du troisième accident ferroviaire en Espagne en 2026.




















