Le président américain a déclaré ne pas souhaiter prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran, ajoutant que les États-Unis étaient en position de force pour négocier et qu'ils parviendraient à un "excellent accord", selon ses propres termes.
"Je ne veux pas faire cela. Nous n'avons plus beaucoup de temps", a déclaré Trump à CNBC lors d'une interview mardi, interrogé sur la possibilité de prolonger le cessez-le-feu.
"Nous allons parvenir à un excellent accord. Je pense qu'ils n'ont pas le choix… Nous sommes en position de force pour négocier", a-t-il affirmé.
Lors de son interview avec CNBC, Trump est resté vague quant à une éventuelle prolongation du cessez-le-feu en l'absence de progrès au Pakistan.
"L'Iran peut se retrouver en position de force s'il conclut un accord", a-t-il déclaré.
Interception d'un navire chinois
Interrogé sur la possibilité de mettre à exécution ses menaces de bombarder les ponts et les centrales électriques iraniennes – une action que de nombreux analystes considèrent comme un crime de guerre –, Trump a déclaré : "Ce n'est pas mon choix, mais cela leur fera aussi du mal."
Il a affirmé que les États-Unis avaient intercepté un navire transportant un "cadeau" de la Chine à l'Iran, alors que Téhéran tente de reconstituer ses forces armées pendant le cessez-le-feu.
Le navire transportait "un cadeau de la Chine" qui "n'était pas très agréable", a déclaré Trump à CNBC. "J'étais un peu surpris", a-t-il ajouté, précisant qu'il pensait avoir un "accord" avec le président chinois Xi Jinping.
Il y a une semaine, Trump avait annoncé que Xi l'avait assuré qu'aucune arme chinoise ne serait livrée à l'Iran, un partenaire proche de Pékin depuis des années.
Négociations de paix
Une délégation américaine, conduite par le vice-président J.D. Vance, devait quitter Washington sous peu pour Islamabad, qui avait accueilli plus tôt ce mois-ci une première série de pourparlers, sans progrès.
Trump exige que l'Iran renonce à ses stocks d'uranium et mette fin à ses tentatives de contrôle du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport du pétrole et d'autres matières premières du Moyen-Orient.
Malgré des semaines de bombardements américains et israéliens avant la déclaration d'un cessez-le-feu temporaire, l'Iran a jusqu'à présent refusé ces conditions.
Le cessez-le-feu devait expirer mercredi soir à Washington, selon la Maison Blanche.




















