C’est le prix à la pompe qui a fait le plus souffrir les Français, avec un litre de diesel à plus de 2,30 euros. Ce même carburant, réputé moins cher, souvent adopté par les gros rouleurs comme les artisans ou commerciaux, souffre aujourd’hui des problèmes de raffinage au niveau mondial.
Le 31 octobre, les prix du carburant s’établissaient en moyenne à 2,384 €/L pour le gazole, à 2,117 €/L pour le SP95 et à 2,234 €/L pour le SP98.
Le gouvernement a promis que les prix allaient baisser de 12 à 18 centimes d’euro le litre à compter du 1er novembre, c’est-à-dire dimanche, après le déstockage de 10 millions de barils de diesel des stocks stratégiques.
L’intérêt de cette démarche est simple : les litres de diesel sont cédés aux distributeurs au prix d’acquisition antérieur à la guerre au Moyen-Orient et donc avant la flambée des cours.
Une partie des distributeurs se plaint toutefois de ne pas avoir bénéficié de ces déstockages en même temps que les grandes surfaces ou TotalEnergies.
Le magazine spécialisé dans l’automobile Auto Plus titre cet après-midi : "Bonne nouvelle, le prix du diesel est en légère baisse dans les stations-service en France."
À noter tout de même que l’État a refusé de baisser les taxes sur les produits pétroliers, qui avoisinent les 60 % en France, et que cette diminution n’équivaut pas à un prix bloqué. Le tarif continuera donc d’évoluer en fonction des cours du marché.
Ce dispositif est prévu pour trois mois et constitue un soutien ponctuel au pouvoir d’achat, mais il ne s’agit pas d’une baisse permanente du coût des carburants.
Le gouvernement reçoit demain, mardi 3 novembre, à Bercy, les distributeurs de carburant pour s’assurer que le gazole est bien en baisse à la pompe.




























