Le taux de chômage passe la barre des 8 %. Au premier trimestre 2026, le nombre de chômeurs, au sens du Bureau international du travail (BIT), a légèrement augmenté : + 68 000 sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris sauf Mayotte). La France compte aujourd’hui 2 600 000 chômeurs selon l’Insee.
Le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a commenté ce chiffre : "Dans un contexte international dégradé, notamment marqué par des tensions commerciales, le marché du travail français fait preuve de résilience, malgré une hausse modérée du taux de chômage", a-t-il réagi.
L’Insee rappelle que le premier trimestre de l’année 2026 est impacté par la mise en place de la loi sur le plein-emploi. Entrée en vigueur en janvier 2025, elle a, entre autres, généralisé l’inscription de tous les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) auprès de France Travail. Sur un an, "les bénéficiaires du RSA et les jeunes de 15 à 29 ans inscrits à France Travail contribuent pour près de la moitié de la hausse du taux de chômage", indique l’institut de statistiques.

À quoi est due cette hausse ?
Ensuite, la situation économique est plutôt morose avec le conflit au Moyen-Orient, le blocus du détroit d’Ormuz et un cessez-le-feu qui ne tient que par un fil, selon les propres termes de Donald Trump, le président américain. Un indicateur ne trompe pas sur la fragilité de l’économie française aujourd’hui. Lundi, la Banque de France a indiqué que le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté, en mars, de 5 % sur un an, avec 69 938 cas recensés. Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse.
Même tendance en ce qui concerne les projets d’embauche. Les entreprises prévoient 2,3 millions cette année (hors contrats courts et fonction publique), soit 6,5 % de moins en un an, selon la dernière édition du baromètre de l’ex-Pôle emploi et du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie).
Sans être démentielle, l’inflation repart à la hausse en France : elle était de 1 % en avril, elle est désormais de 2,5 % selon le gouverneur de la Banque de France. Quand la hausse des prix dépasse 2 %, le Smic (salaire minimum) est automatiquement revalorisé.





















