Plus de 50 000 spectateurs ont assisté, sous un soleil radieux, au traditionnel défilé de la fête nationale, auquel ont participé 25 dirigeants étrangers.
Pour son dernier 14 Juillet, Emmanuel Macron a vu les choses en grand. Ce défilé avait des allures de bilan, destiné à souligner les efforts français en matière militaire. Près de 6 700 soldats à pied, 98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules : jamais autant de militaires n'auront défilé entre l'Arc de Triomphe et la place de la Concorde à l'occasion de la fête nationale.
La coalition des Volontaires était à l'honneur, une façon de mettre en avant les prémices de cette Europe de la défense, tant évoquée depuis la création de l'Union européenne sans jamais avoir réellement vu le jour.
Des soldats en treillis ou en uniforme de cérémonie, représentant chacun des 35 pays de la « coalition des volontaires » pour l'Ukraine, ont défilé sous les yeux de leurs chefs d'État ou de gouvernement, notamment l'Allemand Friedrich Merz, le Britannique Keir Starmer ou encore le Polonais Donald Tusk. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi que le commandant suprême des forces alliées en Europe de l'OTAN, le général Alexis Gregory Grynkewich, étaient également présents.
Vingt-cinq militaires ukrainiens, qui combattent depuis plus de quatre ans, les ont suivis, applaudis par la tribune présidentielle et par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lui-même ovationné à son arrivée.
Le président Emmanuel Macron a qualifié leur présence de “symbole de fraternité, de courage et de destin partagé”.

La veille, les pays de la coalition réunis à Paris sont convenus de soutenir Kiev dans la durée, y compris, pour certains, par l'envoi de soldats sur le terrain une fois un hypothétique cessez-le-feu conclu avec la Russie.
Ce défilé constitue “une incarnation physique de la solidarité stratégique entre nos pays”, a jugé sur X le chef d'état-major des Armées, le général Fabien Mandon.
Des « efforts financiers »
Le défilé s'est ouvert avec la Patrouille de France, accompagnée de deux Mirage 2000 français, à bord desquels avaient pris place des copilotes ukrainiens formés en France, ainsi que par un défilé aérien plus dense qu'à l'habitude afin d'illustrer le réarmement engagé par la France.
Pour son dernier défilé en tant que chef des Armées, Emmanuel Macron, qui quittera le pouvoir en 2027, entendait également mettre en avant la montée en puissance des armées françaises au cours de ses dix années de présidence, durant lesquelles le budget de la défense aura doublé.
“Ce que nous avons voulu montrer à nos compatriotes, c'est que les efforts financiers qui ont été faits (…) se traduisaient concrètement par plus d'hommes, plus de véhicules, plus d'avions et davantage de technologies”, a expliqué le général Loïc Mizon, gouverneur militaire de Paris et responsable de l'organisation du défilé.
Des blindés Griffon et Jaguar, ainsi que des drones transportés sur leurs véhicules porteurs, illustraient la modernisation des équipements militaires engagée ces dernières années.
L'armée continue de bénéficier d'une image favorable auprès des Français et le défilé militaire est perçu comme un symbole important de l'identité nationale par 80 % des personnes interrogées, selon un sondage Ipsos BVA.
En revanche, la mise à l'honneur de l'Ukraine et de la coopération européenne recueille moins d'adhésion : 42 % des personnes interrogées ne l'approuvent pas.
À l'issue du défilé, conclu par une animation musicale à l'occasion des 400 ans de la Marine nationale, Emmanuel Macron devait se rendre à Nice pour rendre hommage aux 86 victimes et aux plus de 400 blessés de l'attentat perpétré sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016.























