POLITIQUE
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Donald Trump met la pression sur l’OTAN et la Chine pour rouvrir le détroit d’Ormuz
Donald Trump fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils sécurisent le trafic d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz verrouillé par l'Iran. Il a promis un “avenir sombre” à l’OTAN si les pays européens ne le rejoignaient pas.
Donald Trump met la pression sur l’OTAN et la Chine pour rouvrir le détroit d’Ormuz
Presque un quart du pétrole mondial transite par ce détroit d'Ormuz / Reuters
il y a 3 heures

Au 17e jour de la guerre qui embrase le Moyen-Orient, Israël continue de bombarder lundi le Liban et la ville de Téhéran. Aux Émirats arabes unis, l'aéroport de Dubaï, l’un des principaux nœuds du trafic aérien mondial, a fermé temporairement après l'incendie d'un réservoir de carburant causé par une attaque de drone.

Et Washington, qui s’est lancé seul dans la guerre sans en informer ses alliés européens, cherche désormais  à les mobiliser pour créer une coalition militaire afin de sécuriser le détroit d’Ormuz. 

Dans une interview au Financial Times, il s’est fait menaçant envers les alliés américains et et la Chine pour qu'ils envoient des navires de guerre dans le détroit d'Ormuz."Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas", a déclaré le président américain, qui avait plus tôt annoncé que la marine américaine commencerait "très bientôt" à escorter des pétroliers dans le détroit.

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Trump a prédit "des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l’OTAN" si les pays de l'Alliance atlantique refusaient d'obtempérer, et menacé de reporter un voyage en Chine prévu du 31 mars au 2 avril.

Les États-Unis semblent avoir du mal à gérer les conséquences de la guerre lancée avec Israël contre l’Iran. Sur le plan diplomatique, il n’y a pas d’avancée notoire.

Le président américain a affirmé avoir des discussions avec Téhéran, mais qu'un accord pour mettre fin à la guerre n'était pas encore à l'ordre du jour. "Oui, on est en discussion avec eux. Mais je ne pense pas qu'ils soient tout à fait prêts, même s'ils n'en sont plus très loin", a déclaré Donald Trump à la presse dimanche soir.

Le Japon et l'Australie disent non

Deux pays ont déjà publiquement décliné l’idée d’une intervention pour protéger les porte-containers et pétroliers qui passent le détroit d’Ormuz.

Le ministre de la Défense du Japon, Shinjiro Koizumi, a fait savoir lundi que son pays, tenu de renoncer pour toujours à la guerre par sa Constitution pacifiste de 1947, "n'envisageait pas" un tel déploiement. Toute opération de sécurité maritime serait "extrêmement difficile juridiquement", a estimé la Première ministre Sanae Takaichi.

"Nous n'enverrons pas de navire dans le détroit d'Ormuz", a également affirmé la ministre australienne des Transports, Catherine King.

Le ministère des Affaires étrangères iranien a mis en garde les pays qui répondraient à l'appel de Washington, les enjoignant de "s'abstenir de toute action pouvant mener à une escalade et à une extension du conflit".

Les prix du pétrole, qui ont connu une flambée spectaculaire depuis le début de la guerre, montrent des signes de stabilité lundi autour de 100 dollars le baril.

Dans ce contexte, le Japon, ultra dépendant du pétrole du Moyen-Orient,  a commencé à puiser dans ses réserves qui figurent parmi les plus importantes du monde, débloquant l'équivalent de 15 jours de consommation nationale.

L'aéroport international de Dubaï, l’un des centres névralgiques du trafic aérien mondial, a par ailleurs temporairement suspendu lundi tous ses vols après l'incendie d'un dépôt de carburant dû à une attaque de drone, selon les autorités de l'émirat.

SOURCE:TRT français et agences