Ils s’ajoutent à la liste. Des pêcheurs bloquent depuis 3h, ce mardi matin, la sortie du terminal pétrolier de Fos (Bouches-du-Rhône), où une cinquantaine de camions-citernes sont à l’arrêt. Ils protestent contre la hausse du prix des carburants et la dégradation de leurs conditions de travail, ont-ils indiqué à l'AFP.
Ce mardi marque donc la rentrée sociale si l’on peut dire. Le syndicat Alliance police nationale se mobilise car il demande des revalorisations salariales, tandis que les salariés du secteur de l'énergie veulent défendre leur "tarif agent", un tarif préférentiel sur le gaz et l'électricité que le gouvernement pourrait revoir.
Les syndicats de pompiers, d'infirmiers, d'étudiants, associations de protection de l'environnement et des animaux appellent à un rassemblement devant le ministère de l'Economie, "pour exiger des moyens face au dérèglement climatique".

À Paris, les manifestations vont donc se succéder. La police va défiler mardi à 11h30, sur les Champs-Elysées, ils dénoncent leurs conditions de travail et leurs salaires. Début septembre, leur syndicat a rencontré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, les syndicats étaient reparti insatisfaits. Les réunions avec le ministre ont porté sur une revalorisation de la prime de risque (ISSP) des policiers, qui n'a pas été augmentée depuis 2019. Le syndicat réclame entre 300 et 500 millions d'euros de budget annuel supplémentaire.
Dans les rues, on trouvera également des chercheurs, leur syndicat dénonce le sous-financement chronique de la recherche en France. L'intersyndicale de l'ESR (Enseignement supérieur et de la recherche) appellent donc à une mobilisation mardi 15 septembre à 12h30 sur la place Jussieu, dans le 5e arrondissement de Paris, puis à une manifestation en direction du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Le collectif du 15 septembre devant le ministère de l’Économie
Les employés du gaz et de l’électricité défendent eux leur tarif préférentiel qui est bien moins élevé que le tarif public du gaz et de l’électricité mais qui fait partie de leur rémunération disent les syndicats.
Le gouvernement a été mis en demeure par la Cour de comptes de revoir ce tarif qui n’a rien à voir avec la valeur réelle de l’énergie aujourd’hui. Cet avantage historique du statut des électriciens et gaziers concerne quelque 140 000 salariés du secteur, mais aussi les près de 160 000 retraités des entreprises issues des opérateurs historiques EDF et GDF.
Enfin un collectif va se rendre en soirée devant le ministère de l’Economie mardi de 19h30 à 21 heures. Pompiers, étudiants, associations de défense du climat, et même infirmiers réclament des moyens face au réchauffement climatique. Mais ils appellent à des moyens supplémentaires pour faire face aux conséquences des vagues de chaleur, des incendies, des urgences surchargées.
La coalition liste neufs revendications en vue de l'examen du budget 2027 comme "adapter les logements bouilloires" face aux chaleurs, prévoir des plans "chaleur domicile" pour les personnes les plus vulnérables, ou encore "améliorer la couverture géographique des secours et financer la prévention des incendies",
Ils appellent à intégrer plusieurs mesures dans le budget 2027, dont "une taxe sur les plus gros pollueurs".
Toutes ces manifestations s’adressent au gouvernement Lecornu, qui lui veut mettre à contribution les retraités à hauteur de 6 milliards d'euros dans son prochain budget. C’est en tout cas une piste, ceci en désindexant les retraites sur l’inflation. Les retraités pourraient bien eux aussi descendre dans la rue lors de la prochaine journée de mobilisation.























