FRANCE
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France: "L'année 2026 n'a pas épargné la France" selon le ministre de l’économie
Le gouvernement français abaisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,5 % et une inflation à 2,1 %.
France: "L'année 2026 n'a pas épargné la France" selon le ministre de l’économie
Roland Lescure, ministre de l'Économie

L’Insee a publié ses chiffres hier, il est logique que le gouvernement révise ses prévisions. L'exécutif table sur une croissance à 0,5 %, contre 0,7 % auparavant, et sur une inflation de 2,1 % en 2026, a annoncé ce matin Roland Lescure, le ministre de l’Économie, lors d'une conférence de presse consacrée à l'actualisation du scénario macroéconomique du gouvernement.
Dans une note publiée jeudi 10 septembre, l'Insee a fortement abaissé sa prévision de croissance pour 2026. Elle passe à 0,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 0,7 % auparavant. Il s’agit de la plus basse croissance depuis 2012 hors période Covid.

"On a divisé par deux les estimations de croissance cette année", à cause "des effets des vagues de chaleur et de la sécheresse estimés à un point de PIB sur 2026", a expliqué le ministre.
La crise au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont impacté la consommation des ménages et les coûts de fonctionnement pour les entreprises.
Roland Lescure impute les 0,2 % de baisse supplémentaire à l’incertitude politique qui a paralysé le pays en début d’année.

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Selon l’Insee, le pouvoir d'achat des ménages reculerait par ailleurs de 0,4 % sur l'année, sous l'effet de la baisse de l'emploi salarié. Pilier traditionnel de la croissance française, la consommation des ménages ralentirait (+0,3 % sur l'année), après des années 2024 et 2025 déjà peu en demi-teinte.

Quid du budget?

Lors de cette conférence de presse, le ministre a été interpellé au sujet du budget 2027 qui doit être présenté fin septembre et qui doit inclure de nouvelles baisses des dépenses pour arriver à limiter le déficit à 5 %.
Il s’est contenté de souligner la "nécessité impérieuse" d'adopter un budget 2027 "le plus tôt possible".

Le ministre des Comptes publics, David Amiel n'a, lui, pas hésité à annoncer de nouvelles baisses de dépenses publiques.
Ce matin sur Sud Radio, il a déclaré : "Ce matin même, 500 millions ont été annulés au sein des ministères en demandant à l'ensemble des ministres concernés de continuer à faire des efforts".

SOURCE:TRT français et agences