Bis repetita. Il y a un an, cet appel de Paris avait déjà été lancé à l’initiative de la France.
Des représentants de la société civile palestinienne et israélienne avaient déclaré leur attachement à une solution négociée fondée sur la coexistence de deux États, Israël et Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité.
Entre-temps, en septembre 2025, plus de 140 États ont réaffirmé leur engagement en faveur de la mise en œuvre d’une solution de paix à deux États, dans le cadre de ce que l’on appelle la Déclaration de New York.
Un an plus tard, l’appel de Paris va être réitéré, mais le contexte sur le terrain est plus sombre que jamais. Israël a poursuivi tambour battant ses projets de colonisation en Cisjordanie occupée sous l'œil des nations européennes et américaines.
D’ailleurs, cette seconde réunion est moquée pour son "inutilité". Les militants pour la paix demandent de véritables mesures fortes contre l’État hébreu et non des déclarations diplomatiques qui ne changent rien sur le terrain. Cette conférence est considérée comme une "mascarade".

Ces militants appellent à des sanctions contre Israël, notamment à la suspension de l’accord de libre-échange entre l’État hébreu et l’Union européenne.
Le grignotage de la Cisjordanie s’accélère
Il y a deux jours, Amnesty International publiait un rapport très clair : Israël orchestre la colonisation de la Cisjordanie, bien qu’elle soit illégale.
"Les violences documentées en Cisjordanie ne sont pas le fait de quelques "brebis galeuses" ou de colons isolés. Il s’agit d’une campagne délibérée, orchestrée par l’État d’Israël. Un nettoyage ethnique. L’objectif est clairement explicité par le gouvernement israélien : vider la Cisjordanie de la population palestinienne pour que le territoire soit annexé à Israël", dénonce l’ONG.
Le gouvernement israélien a ainsi repris à son compte l’idéologie du "Grand Israël" et fait de l’annexion de la Cisjordanie occupée un objectif politique explicite, explique Amnesty International. Le budget alloué par l’État aux colonies a explosé ces trois dernières années (122 % d’augmentation du budget annuel du ministère des Colonies et des Missions nationales) pour atteindre 254,6 millions de dollars en 2026.
Israël a déclaré "terres d’Israël" certains biens en Cisjordanie, ou les a classés comme "réserves naturelles" ou "réserves archéologiques", ce qui lui permet d’empêcher les Palestiniens d’accéder à leurs champs.
Les violences des colons ont explosé et ne sont presque jamais sanctionnées. S’appuyant sur des données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), Oxfam indique que 1 244 Palestiniens, dont 268 enfants, ont été tués en Cisjordanie occupée entre 2023 et 2025 par des colons ou l’armée israélienne.























