"Plus que jamais, nous avons besoin de nos Nations unies", a-t-il dit dans la grande salle plénière de l'ONU, ponctuant son intervention d'un "Vive les Nations Unies!" très applaudi.
Le chef de l'État a pointé l'affaiblissement des Nations unies et de son Conseil de sécurité, régulièrement paralysé par les États-Unis et la Russie, sinon de la Chine, sur les grandes crises internationales.
Durant 30 minutes, le président français, qui prenait pour la dernière fois la parole à la tribune de l'ONU — il quittera l'Élysée en mai prochain — s'est aussi attardé sur ses propres engagements, depuis 2017, en faveur du multilatéralisme.
Face au "retour de l'impérialisme, de l'arrogance, le retour à la force sans règle ni retenue", "notre devoir plus que jamais est de nous tenir droits aux côtés des Nations unies pour décider précisément ensemble de l'intérêt commun", a-t-il poursuivi.
"Vive les Nations Unies!"
Un discours qui a donné lieu à plusieurs attaques voilées contre Donald Trump et ses appétits récurrents sur le Canada et le Groenland, et contre la Chine, les géants de la tech et plus directement la Russie. À noter qu’il n’a jamais nommé les dirigeants auxquels il pensait.

Il a déploré cette "mode" consistant à dire que l'ONU "ne sert plus à grand chose" et pourrait être remplacée par une organisation sous le signe de la "loi du plus fort", où l'on peut "imposer une autre pensée".
Guerres en Ukraine, au Moyen-Orient, IA, santé, environnement: Emmanuel Macron a martelé qu'"ensemble nous sommes plus forts, plus efficaces" et qu'il ne fallait pas "dépendre de l'un ou de l'autre".
Un discours de fin de mandat
Comme à son habitude, Emmanuel Macron a essayé un coup diplomatique. Le président français est arrivé lundi à New York en proposant une résolution du Conseil de sécurité pour débloquer le détroit d'Ormuz.
L'an dernier, il a initié un mouvement de reconnaissance de l'État de Palestine dans un discours très applaudi, même si depuis rien n'avance, entre entraves israéliennes, violences de colons et affaiblissement de l'Autorité palestinienne.
Et Emmanuel Macron a décidé de parler fort au sujet de la Palestine. Il a déploré voir à Gaza un "spectacle qui nous fait honte à tous", réaffirmant que bâtir une solution à deux États était la condition de la "sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple".
Forcément, Israël n’a pas apprécié. "L'absurdité grotesque des propos d'Emmanuel Macron est sidérante", a répliqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dont la relation avec Paris reste très tendue mais dont les relations commerciales ne sont pas suspendues.
Dans le conflit ukrainien, le président français a plaidé en faveur d'un "double moratoire" sur les frappes contre les sites énergétiques en Russie et en Ukraine.
Le président français a appelé en dernier lieu à "ne rien céder" à "l'esprit de défaite" et "l'abus de pouvoir" et à redonner aux Nations unies leur "vitalité" pour enrayer une "lente division du monde".




















