EUROPE
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L'Europe envisage un "plan B" pour l'OTAN
Une initiative discrète visant à construire une alliance plus autonome prend de l'ampleur, l'Allemagne ayant changé de position et les responsables cherchant à réduire la dépendance vis-à-vis de Washington.
L'Europe envisage un "plan B" pour l'OTAN
L'Europe envisage un "plan B" pour l'OTAN / AA
il y a 6 heures

³Selon un article publié mercredi par le Wall Street Journal, les responsables européens étudient un plan de secours pour défendre le continent en utilisant les structures de l'OTAN sans le soutien total des États-Unis, dans un contexte d'incertitude croissante quant à l'engagement à long terme de Washington.

Ce concept, surnommé officieusement "l'OTAN européenne",  a pris de l'ampleur à la suite d'un changement de position de l'Allemagne sous la chancelière Friedrich Merz, qui s'est montrée ouverte à une approche plus indépendante en matière de défense européenne.

Le revirement de l'Allemagne redéfinit le débat

Pendant des années, Berlin a résisté aux appels, notamment de la France, en faveur d'une plus grande autonomie militaire européenne, s'appuyant plutôt sur les garanties de sécurité américaines. Mais les responsables affirment que les doutes croissants quant à la fiabilité des États-Unis ont conduit à une remise en question.

Dans le cadre de ce plan en cours d'élaboration, les pays européens assumeraient davantage de responsabilités au sein de l'OTAN, y compris des rôles de commandement clés, tout en remplaçant progressivement les capacités militaires américaines par les leurs.

Se préparer à un retrait américain

Les discussions, qui se déroulent de manière informelle en marge des réunions de l’OTAN, visent à garantir que l’Europe puisse maintenir sa force de dissuasion face à la Russie, préserver la continuité opérationnelle et maintenir sa crédibilité nucléaire — même si les États-Unis réduisent leur présence ou refusent d’intervenir.

Les inquiétudes se sont intensifiées sous la présidence de Donald Trump, dont les déclarations sur des questions telles que le Groenland et les désaccords concernant la politique à l'égard de l'Iran ont mis à rude épreuve la confiance transatlantique.

Si les responsables affirment que cette initiative n'a pas pour but de remplacer l'OTAN, elle reflète néanmoins une évolution plus générale : l'Europe se prépare à un avenir où le soutien des États-Unis ne peut plus être considéré comme acquis.

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SOURCE:TRT français et agences