Ils sont les premiers expulsés des États-Unis par la très impopulaire police de l’immigration ICE.
Selon des sources concordantes, aucun n’est d’origine africaine, ils sont tous originaires d’Amérique latine, principalement de Colombie, d’Équateur et du Pérou. Leur vol a effectué une escale technique à Accra, au Ghana, avant d’atterrir à l’aéroport international de Ndjili.
Le gouvernement congolais prévoit de les garder dans le pays pendant une courte période, a déclaré l’avocate américaine Alma David à l’Associated Press.
"Tous les expulsés ont bénéficié d’une protection juridique accordée par des juges américains, qui les a empêchés d’être renvoyés dans leur pays d’origine", a précisé David. Elle a ajouté qu’ils séjournaient actuellement dans un hôtel à Kinshasa.
Ces personnes doivent être prises en charge par l’OIM, l’agence internationale des migrations, qui a un bureau à Kinshasa.
Un accord entre RDC et États-Unis annoncé le 5 avril
Selon l’accord signé entre les deux pays, 50 à 100 migrants devraient arriver chaque mois en provenance des États-Unis. Un autre groupe de 15 personnes doit suivre "incessamment", selon les informations de RFI. La totalité des frais de cette opération doit être prise en charge par l’administration américaine.

Du côté des officiels congolais, on rappelle que ces personnes n’ont pas vocation à rester sur le territoire congolais, mais elles seront rapatriées dans leurs pays d’origine. Les autorités congolaises ont précisé que ce dispositif ne constituait pas un "mécanisme de relocalisation permanent ni une externalisation des politiques migratoires", mais on ne sait pas si les rapatriements se feront sur une base volontaire ou pas.
Plusieurs pays africains, dont la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud ou encore l’Eswatini, ont accepté d’accueillir des personnes expulsées par les États-Unis, ces derniers mois dans le cadre d’un programme américain visant à transférer des migrants illégaux vers des pays tiers.
L’Ouganda, qui a signé un accord en juillet 2025, a reçu, le 2 avril 2026, un premier groupe de douze personnes.
Selon un rapport du Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis, le coût des expulsions vers des pays tiers que l’administration Trump a réalisées entre janvier 2025 et janvier 2026 dépasserait 40 millions de dollars.












