Emmanuel Macron accueille, ce mardi, une quarantaine de représentants d'États à Paris pour le 2e sommet consacré à la relance du nucléaire civil, présenté comme un levier de souveraineté énergétique. L’événement se tient dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient, qui rappelle la fragilité des économies dépendantes des énergies fossiles.
En parallèle, les ministres de l'Énergie du G7 se réuniront à 13H45 dans la capitale pour "avancer" sur la question de la flambée des cours du pétrole, qui chahute les prix du carburant.
Le sommet devrait réunir une quarantaine de pays et des organisations internationales, dont des représentants des États-Unis et de la Chine - principaux acteurs historiques du secteur -, des Etats européens et des pays membres du G7.
Après une première édition à Bruxelles en 2024, l’objectif de ce sommet en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est d’"identifier les mesures pratiques nécessaires" pour concrétiser la relance d'une énergie nucléaire "sûre et accessible à tous", en avançant notamment sur le sujet épineux du financement.
Paris entend faire de ce sommet une "séquence" politique dans la continuité de la déclaration de la COP28 à Dubaï visant à tripler les capacités nucléaires installées à l’horizon 2050. Une trentaine de pays y ont souscrit et la France souhaite voir de nouveaux Etats endosser cette feuille de route.
L’Union européenne doit aussi y dévoiler sa stratégie pour accélérer le développement des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) en Europe, visant une première commercialisation à l’horizon 2030.
L’essor du nucléaire
Aujourd'hui, le nucléaire représente 10% de l'électricité produite dans le monde, avec 450 réacteurs, dans une trentaine de pays.
Mais "une quarantaine d'(autres) pays ont manifesté un intérêt ferme" depuis quelques années pour relancer l'atome ou construire leur industrie nucléaire, a indiqué, lundi, Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à quelques journalistes.
Comme en 2022, après l'offensive russe contre l'Ukraine par la Russie, la guerre au Moyen-Orient rappelle la vulnérabilité des pays dépendants des importations d'énergies fossiles, entre risques d'approvisionnement et volatilité des marchés. Une situation qui met en lumière l'importance des énergies décarbonées souveraines, en particulier les renouvelables et le nucléaire.
"Il est dans l’intérêt des pays européens, pour leur sécurité énergétique et pour leur souveraineté, de développer davantage leurs énergies renouvelables — solaire, éolienne et autres — et d’opérer un retour en force de l’énergie nucléaire", a souligné en ce sens Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).












