Le président tchèque Petr Pavel a qualifié la Türkiye de “partenaire stratégique dont la position géographique et les capacités militaires la rendent essentielle à la sécurité collective de l'OTAN”, affirmant vouloir renforcer la coopération face aux défis communs en matière de sécurité.
Dans des réponses écrites accordées à Anadolu, au début de la deuxième et dernière journée du 36e Sommet de l'OTAN à Ankara, mercredi, Pavel a déclaré que la Türkiye était un partenaire important pour la République tchèque.

Il a ajouté que les relations bilatérales pourraient être renforcées grâce à une coopération accrue dans les domaines du commerce, de l'investissement, de la défense, de la sécurité et de la recherche scientifique.
Il a également souligné le potentiel d'un renforcement de la coopération entre la Türkiye et l'Union européenne dans les secteurs de l'énergie, des transports et de la gestion des migrations.
Pavel s'est félicité du développement de la coopération entre les entreprises tchèques et turques dans les domaines de la défense aérienne et des technologies de lutte contre les drones.
Interrogé sur le partage des responsabilités au sein de l'OTAN, il a estimé que “l'Europe doit assumer une plus grande part de sa propre défense et de sa sécurité, car elle ne peut plus partir du principe que d'autres porteront toujours cette responsabilité à sa place”.
“Un pilier européen plus fort signifie une OTAN plus forte, et nous souhaitons que les États-Unis restent pleinement engagés à nos côtés”, a-t-il ajouté.
Soulignant que l'Europe doit s'adapter à une réalité où les États-Unis concentrent de plus en plus leur attention sur d'autres priorités, il a affirmé que le continent devait être prêt à assumer non seulement davantage de responsabilités pour sa propre sécurité, mais aussi l'entière responsabilité dans le domaine conventionnel.
Selon lui, le succès de l'OTAN dépendra du développement des capacités nécessaires à une “dissuasion crédible”, afin que personne ne doute de la capacité de l'Alliance à défendre “chaque centimètre du territoire allié”.
Le président tchèque a également insisté sur la nécessité de poursuivre le soutien à l'Ukraine jusqu'à l'obtention d'une “paix juste et durable”.
Enfin, Petr Pavel a rappelé que le gouvernement tchèque s'est engagé à consacrer au moins 2 % du PIB à la défense cette année et à porter cet effort à 3,5 % d'ici 2035, soulignant que la volonté politique et la capacité de mise en œuvre seront déterminantes.





















