POLITIQUE
2 min de lecture
Le Japon s’alarme de l’offensive américaine contre la Cour pénale internationale
Tokyo entend traiter cette question en étroite consultation avec la justice japonaise et Washington, a déclaré un porte-parole du gouvernement.
Le Japon s’alarme de l’offensive américaine contre la Cour pénale internationale
Vue extérieure de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. / reuters

Le Japon a exprimé mardi sa "préoccupation" concernant la campagne américaine visant à démanteler la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant ce que l'administration Trump a qualifié de menace pour la souveraineté américaine.

Tokyo suit de près et avec inquiétude la campagne américaine, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, lors d'une conférence de presse, selon l'agence Kyodo News.

Le Japon, allié des États-Unis en vertu d’un traité, est le principal contributeur financier à la CPI. Les menaces de l'administration Trump incluent d'éventuelles nouvelles sanctions, des restrictions de visa et des pressions diplomatiques sur les alliés.

Le tribunal de La Haye est présidé par Tomoko Akane, la première Japonaise à occuper ce poste, depuis 2024.

Kihara a déclaré que Tokyo "traitera la question en consultant étroitement la CPI et ses autres membres, ainsi que Washington", selon le rapport.

Cette déclaration de Tokyo fait suite à l'annonce, lundi, par le département d'État américain, selon laquelle la campagne déploierait une "réponse pangouvernementale visant à paralyser systématiquement la capacité de la CPI à fonctionner, à cibler les militaires ou les responsables américains, ou à menacer de quelque manière que ce soit la souveraineté américaine".

Dans une tribune publiée lundi dans le Wall Street Journal, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que l'administration "démantèlerait la CPI, brique par brique, si nécessaire".

Il convient de noter que la CPI a émis des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que contre son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour génocide dans l'enclave palestinienne assiégée de Gaza.

Lire aussi: CPI: les magistrats refusent de céder aux pressions américaines


SOURCE:TRT français et agences