FRANCE
2 min de lecture
Macron promet de mener la "guerre" aux narcotrafiquants
Concernant les consommateurs, Macron a annoncé le relèvement à 500 euros, contre 200 actuellement, de l'amende forfaitaire délictuelle.
Macron promet de mener la "guerre" aux narcotrafiquants
Macron promet de mener la "guerre" aux narcotrafiquants / Reuters
16 décembre 2025

Le président Emmanuel Macron a promis mardi de mener la "guerre" aux narcotrafiquants lors d'une visite à Marseille, ville du sud de la France où il s'est recueilli sur la tombe d'un jeune homme dont l'assassinat, il y a un mois — sans doute pour intimider son frère qui dénonce l'emprise des trafics de drogue — avait choqué le pays.

Un geste hautement symbolique après un crime  qui a sidéré la deuxième ville de France, pourtant coutumière des violences liées au trafic de stupéfiants, même si le nombre de personnes tuées est en baisse depuis deux ans : 17 cette année, contre 24 l'an dernier et 50 en 2023.

Une priorité nationale “assimilable à la lutte contre le terrorisme”

Lors d'un échange avec des lecteurs du quotidien régional La Provence, le chef de l'État a par ailleurs promis de mener une "guerre aux réseaux qui tuent des jeunes innocents pour intimider, pour faire peur", promettant qu'il "n'y a aucune chance qu'ils [les réseaux] gagnent".

Alors que la lutte contre le narcotrafic, qui gangrène de nombreux quartiers, a été érigée par l'exécutif français en priorité nationale, assimilable à la lutte contre le terrorisme, M. Macron a affiché sa volonté d'aller "chercher, dans les pays où sont les têtes de réseau de la coopération, pour pouvoir saisir leurs biens, pour pouvoir arrêter les têtes de réseau, nous les restituer".

Concernant les consommateurs, dont il fustige régulièrement la responsabilité, le président a annoncé un passage à 500 euros, contre 200 actuellement, de l'amende forfaitaire délictuelle.

Mardi matin, Amine Kessaci, jeune militant de 22 ans dont le frère Mehdi a été assassiné le 12 novembre par deux hommes à scooter, a de son côté lancé sur la radio locale Ici Provence un "appel aux décideurs" pour que soit mise en place "une convention citoyenne de la lutte contre le narcotrafic pour justement créer un espace de parole et donner la parole" aux habitants.

En 2020, la famille Kessaci avait déjà été endeuillée par l'assassinat d'un autre frère, Brahim, alors âgé de 22 ans, dont le corps avait été retrouvé carbonisé dans un véhicule.

Amine Kessaci avait dans la foulée fondé l'association Conscience, pour venir en aide aux familles de victimes de narcohomicides, avant de rejoindre le parti écologiste. 

En RelationTRT Français - France: manifestation à Marseille contre le narcobanditisme malgré la peur
SOURCE:TRT français et agences