L’université d’Assas ou encore le lycée Louis-le-Grand à Paris sont bloqués ce matin. De nouveaux blocus sont également en cours à Marseille. À Lille, plusieurs organisations étudiantes, dont l'Unef, ont appelé à poursuivre la mobilisation, notamment avec une manifestation programmée cet après-midi. Un défilé est prévu ce matin à Lyon. Les trois campus de l'université Lyon 2 sont par ailleurs de nouveau fermés aujourd'hui.
Les associations de lycéens ont baptisé ce mardi le "mardi noir".
Les étudiants préparent une manifestation cet après-midi à Paris. L'assemblée générale des étudiants des facultés franciliennes, Interfac IDF, a déclaré lundi un parcours reliant la place du Panthéon, dans le 5e arrondissement, au siège du Medef, dans le 7e arrondissement. Ce parcours a été rejeté par la préfecture de police de Paris, qui propose un parcours en périphérie de la capitale, entre les portes de Charenton et de Montreuil. Interfac IDF a fait appel.
Au-delà des étudiants, les autorités pensent que le cortège pourrait être rejoint par des militants du secteur ferroviaire, mais aussi par des lycéens et des étudiants de l’Unef (syndicat étudiant de gauche), des Gilets jaunes et du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste).

Le mouvement des lycéens se prolonge, notamment avec des mobilisations devant leurs établissements, mais, à cette heure, on ne connaît pas l’ampleur des blocages.
Hier, jour de rentrée scolaire, "plus de 150 lycées" étaient totalement ou partiellement bloqués à la mi-journée, selon l'Union syndicale lycéenne. Le ministère de l’Éducation nationale en dénombrait 41.
Le ministre de l'Intérieur mobilisé
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur français, a envoyé un courriel aux forces de l'ordre hier pour leur exprimer sa très grande reconnaissance après des semaines de forte mobilisation. Cette semaine s'annonce compliquée pour les policiers et les gendarmes. Ce mardi, les lycéens et les étudiants ont promis un "mardi noir" et, jeudi 5 novembre, les syndicats appellent à une grève générale avec des manifestations prévues dans tout le pays.
Le gouvernement a donné le ton avant ces deux rendez-vous. Hier, lors d’une audition devant la commission des lois à l’Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré qu'il ne "renoncera à aucun moyen intermédiaire", comme les grenades et les gaz lacrymogènes, pour le maintien de l'ordre.
Les LBD (lanceurs de balles de défense) et les grenades assourdissantes ont mutilé plusieurs adolescents depuis le 27 septembre. Certains ont été éborgnés, d'autres ont perdu une main.






















