Selon le ministre, plus de 100 000 lycéens ont participé à cette consultation en déposant leurs contributions sur une plateforme dédiée.
Dans cette lettre, le ministre indique que les propositions recueillies portent notamment sur les conditions d’apprentissage, les effectifs scolaires, le remplacement des enseignants absents, l’orientation, la santé mentale et la rénovation des établissements.
Parmi les principales mesures annoncées figure le plafonnement des classes de seconde à 28 élèves dans la moitié des lycées les moins favorisés dès la rentrée 2027. Cette mesure doit être étendue à l’ensemble des lycées à la rentrée 2028.
Les groupes les plus chargés en première et en terminale doivent également être réduits. Pour accompagner cette réforme, le ministère prévoit la création de plus de 500 postes supplémentaires d’enseignants dans les lycées.
Édouard Geffray a par ailleurs assuré qu'aucun poste ne serait supprimé dans les collèges et les lycées.
Concernant le remplacement des enseignants absents, le ministre a annoncé la poursuite du plan d'urgence lancé à la mi-octobre. Celui-ci prévoit le recrutement de 920 enseignants contractuels, déjà recrutés ou en cours de recrutement, ainsi que l'attribution d'heures supplémentaires dans chaque lycée depuis le 15 octobre.
Le ministre a également annoncé une transformation de Parcoursup dès cette année, notamment pour les élèves actuellement en terminale.
La lettre de motivation deviendra exceptionnelle, les critères de sélection des formations de l’enseignement supérieur devront être systématiquement publiés et les candidats pourront connaître les motifs d’un éventuel refus.
Édouard Geffray a également annoncé le remplacement de Parcoursup en 2028, une évolution qui nécessitera l’adoption d’une nouvelle loi.
Par ailleurs, 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur seront créées à partir de la rentrée 2027, dont 10 000 en sections de techniciens supérieurs (BTS), 4 000 en instituts universitaires de technologie (IUT) et 1 000 dans les filières universitaires de santé.
Concernant la question de la santé mentale, identifiée comme l’une des préoccupations majeures exprimées par les lycéens, le ministre a annoncé la création de plus de 500 postes supplémentaires d’infirmiers, de psychologues de l’Éducation nationale et d’assistants sociaux à partir de la prochaine rentrée scolaire.
Pour les infrastructures scolaires et leur adaptation au changement climatique, l’État prévoit de mettre à disposition des régions un dispositif de prêt de 4 milliards d’euros d’ici 2030, à un taux réduit, afin d’accélérer la rénovation des lycées.




















