Le fonctionnaire de police travaillait dans les Yvelines. Il a été arrêté le 23 août dans la rue alors qu’il n’était pas en service, mais l’information n’est sortie qu’hier. Son véhicule et son domicile ont été perquisitionnés et des pièces d’armes ont été retrouvées.
D'après TF1 et LCI, il est soupçonné d'avoir voulu mener des attaques violentes contre des intérêts de l'État et d'avoir fabriqué des armes imprimées en 3D.
Le trentenaire a été mis en examen pour préparation individuelle à la commission d'un acte de terrorisme et fabrication ou commerce sans autorisation d'armes en relation avec une entreprise terroriste.
La menace de l’ultra-droite en France
La menace d'ultra-droite est prise au sérieux par le Parquet national antiterroriste, selon une interview donnée à l’AFP en février dernier.
Ces individus épousent les mêmes thèses de l’extrême droite, comme le rejet des institutions, le rejet de l’immigration et de l’Islam, et envisagent des actions violentes. Certains vénèrent le régime nazi.
Cette menace est réelle. Plusieurs procès indiquent que cette frange de la population est active. À Paris, le tribunal correctionnel juge ces jours-ci un groupe d’ultradroite conspirationniste, dirigé par Rémy Daillet, mi-gourou, pour l’enlèvement de la jeune Mia au printemps 2021. Ce gourou appelait à la révolution pour remplacer des élites "pédophiles" et, bien sûr, il était prêt à prendre la tête des nouvelles autorités.
Cet été, six sympathisants d’ultradroite radicale, âgés de 22 à 25 ans, ont été jugés pour des projets violents contre les Juifs, les musulmans ou encore la gauche. Parmi eux, deux militaires soupçonnés d’être impliqués dans un trafic d’armes et d’avoir projeté ces actions violentes. Le tribunal de Paris a prononcé des peines allant de quatre à sept ans de prison ferme le 3 juillet 2026 à l'encontre des six hommes.
L'Action des forces opérationnelles (AFO), un groupuscule clandestin d'ultradroite, a planifié plusieurs actions violentes visant la communauté musulmane française. Leurs plans incluaient l’empoisonnement de nourriture halal au cyanure ou à la mort-aux-rats dans les rayons de supermarchés, le meurtre de 200 imams, ainsi que des attaques visant des mosquées et des personnalités publiques comme le rappeur Médine ou l'islamologue Tarik Ramadan. En septembre 2025, douze ont été condamnés, certains à deux ans de prison ferme, d’autres à du sursis.
























