La police britannique a annoncé l'arrestation d'un homme et le lancement d'une enquête pour retrouver un second suspect, soupçonné d'avoir introduit des armes, dont une hache et un couteau, dans la mosquée centrale de Manchester pendant la prière de Tarawih.
La police du Grand Manchester a indiqué mercredi avoir été appelée mardi vers 20h40, heure locale (20h40 GMT), suite à des signalements concernant deux hommes entrés dans la mosquée centrale de Manchester, située sur Upper Park Road, et dont le comportement était suspect.
"Les agents se sont rapidement rendus sur place et ont arrêté un homme d'une quarantaine d'années, soupçonné de port d'arme prohibée et de possession de stupéfiants de catégorie B. Il est actuellement en garde à vue pour être interrogé", a précisé la police dans un communiqué.
Selon le Manchester Evening News, un porte-parole de la mosquée a indiqué que les deux hommes portaient des sacs, dont l'un contenait vraisemblablement une hache, et l'autre un marteau et un couteau.
"Nous avons rapidement arrêté un individu et les forces de l'ordre s'efforcent de localiser le second. Aucune menace n'a été proférée et, heureusement, personne n'a été blessé", a déclaré le commissaire Simon Nasim.
Renforcement de la sécurité
Nasim a souligné qu'"il n'y a pas de place pour les armes dans nos rues" et que les autorités s'engagent à garantir la sécurité de toutes les communautés afin qu'elles puissent pratiquer leur culte en toute tranquillité et vaquer à leurs occupations quotidiennes sans crainte.
Le Premier ministre Keir Starmer s'est dit préoccupé par cet incident, reconnaissant qu'il est "inquiétant" pour les communautés musulmanes, en particulier durant le mois sacré du Ramadan.
"Nous avons débloqué jusqu'à 40 millions de livres sterling (54 millions de dollars) pour renforcer la sécurité des mosquées, des écoles musulmanes et des centres communautaires, et nous continuerons d'agir pour que les communautés puissent vivre sans crainte", a-t-il écrit sur le réseau X.
La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a également réagi: "la haine n'a pas sa place dans notre pays, et elle n'y aura jamais sa place".









