Le ministère libanais de la Santé a annoncé dimanche la mort d’une neuvième personne à la suite des frappes israéliennes menées la veille dans le sud du Liban. La victime a été tuée lors d’un bombardement visant la localité de Bedias, une attaque qui a également fait treize blessés, parmi lesquels six enfants et deux femmes.
Ces nouvelles violences interviennent alors qu’un cessez-le-feu demeure officiellement en vigueur entre Israël et le Hezbollah. Malgré cet accord, les affrontements se poursuivent presque quotidiennement dans le sud du Liban, où l’armée israélienne maintient une présence dans une bande d’environ dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais.
Le Hezbollah a affirmé avoir mené deux attaques de drones contre le nord d’Israël en réponse à ce qu’il qualifie de “violation du cessez-le-feu”. Le mouvement libanais a indiqué avoir visé des rassemblements de soldats israéliens.
De son côté, l’armée israélienne a confirmé que “plusieurs” drones explosifs lancés par le Hezbollah étaient tombés sur le territoire israélien. Elle a également annoncé que trois réservistes avaient été blessés, dont un grièvement, lors de l’une des attaques.
Le Hezbollah menace d’un changement de stratégie
Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré sur le réseau X que l’armée était “contrainte d’agir avec fermeté” face à ce qu’il a présenté comme une violation de l’accord de cessez-le-feu par le Hezbollah.
Au Liban, les responsables du mouvement ont adopté un ton plus offensif. Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a averti qu’une nouvelle phase pourrait s’ouvrir, affirmant que “la résistance n’acceptera pas un retour à la situation d’avant le 2 mars”.
Cette date marque le début du nouvel épisode de confrontation entre Israël et le Hezbollah, lorsque le mouvement libanais avait lancé des tirs contre Israël en soutien à l’Iran, après les frappes américaines et israéliennes visant le pays.
Depuis, les tensions régionales se sont considérablement accrues, faisant craindre une extension du conflit à l’ensemble de la région, alors que les échanges militaires se multiplient sur plusieurs fronts au Moyen-Orient.














