Washington menace de lourdes "conséquences militaires" l'Iran, qu'il suspecte de vouloir miner le détroit d'Ormuz, axe stratégique pour le pétrole mondial.
Le président américain a affirmé mardi que l'Iran s'exposait à des "conséquences militaires (...) sans précédent" en cas de dépôt de mines dans le détroit d'Ormuz, de facto sous contrôle iranien.
Peu après, l'armée américaine a annoncé avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens "près du détroit".
C'est par ce passage que transite, en temps de paix, un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Le gouvernement américain est pressé de le rouvrir à la circulation maritime, dans l'espoir de calmer les prix du pétrole et son opinion publique, très sensible aux prix à la pompe.
"Le contrôle du détroit d'Ormuz a permis à l'Iran de peser sur les relations économiques internationales", ont salué les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de Téhéran.
Après plusieurs jours de flambée - jusqu'à près de 120 dollars le baril lundi - les cours du pétrole ont chuté mardi et restaient très fluctuants mercredi matin, autour de 88 dollars pour le Brent.
Les opérateurs guettent une annonce de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Celle-ci s'apprête à proposer le plus important déblocage de réserves de pétrole de son histoire afin de faire baisser les prix du brut, selon le Wall Street Journal.









