MOYEN-ORIENT
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États-Unis- Iran: Téhéran refuse de négocier sous la menace
De nombreuses zones d’ombre subsistent sur la tenue du deuxième tour des négociations entre Américains et Iraniens au Pakistan. Le cessez-le-feu entre les deux belligérants expire dans moins de 48 heures.
États-Unis- Iran: Téhéran refuse de négocier sous la menace
PHOTO D'ARCHIVES : Islamabad avant les premiers pourparlers de paix, le 10 avril 2026. REUTERS/Waseem Khan/Photo d'archives / Reuters

À moins de deux jours de la fin du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, l’incertitude plane sur le second tour des négociations entre Washington et Téhéran.
Le vice-président américain JD Vance devrait se rendre à Islamabad aujourd’hui à cet effet, selon des médias américains.

Le site d'information américain Axios rapporte que la Maison Blanche a passé la journée de lundi à attendre un signal clair de Téhéran. Washington veut se rassurer sur l'envoi ou non de son équipe de négociation. Les médiateurs, de leur côté, insistent pour un deuxième cycle de dialogue.

L’Iran refuse les pressions

Le président du Parlement iranien et négociateur, Mohammad Ghalibaf, affirme que l'Iran ne négociera pas sous la menace. Il laisse entendre que de nouvelles capacités militaires seront déployées en cas d'échec des pourparlers avec les États-Unis.

"En imposant un siège et en violant le cessez-le-feu, Trump cherche à transformer cette table de négociations – selon sa propre vision – en une table de capitulation ou à justifier une reprise des hostilités", a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Pour le moment, Téhéran n'a pas encore annoncé sa décision d'envoyer une délégation à Islamabad.

Cependant, des sources pakistanaises ont indiqué au New York Post que Téhéran était "prêt pour une seconde rencontre", mais qu'"aucune décision n'avait été prise" à ce sujet.

Le Pakistan a accueilli les 11 et 12 avril la première rencontre directe de haut niveau entre les États-Unis et l'Iran. Une première depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en 1979. Ces pourparlers se sont toutefois soldés par un échec.

Islamabad a été placée sous haute surveillance dimanche soir, les autorités confirmant le déploiement de renforts policiers dans toute la ville.

Lire aussi: Trump: une délégation américaine se rend au Pakistan lundi pour des discussions avec l’Iran

SOURCE:TRT français et agences