Le programme tourne autour de Donald Trump. Le président américain ouvre la convention ce soir et reviendra pour la clôture. Le vice-président J.D. Vance sera omniprésent et de nombreux candidats républicains en pleine campagne électorale viendront se faire applaudir.
Plus de 100 élus et candidats à la Chambre sont attendus, avec plus de 50 interventions ou présentations programmées chaque soir.
Le programme est dense, et la communication recycle le vieux discours du péril communiste pour mobiliser l’électorat républicain.
Face à la poussée de l'aile gauche progressiste lors des primaires démocrates de l'été 2026, l'administration Trump-Vance a réactivé la vieille rhétorique de la "Peur rouge" (Red Scare). Le "péril communiste" est le principal axe d'attaque brandi par le vice-président américain J.D. Vance et le président Donald Trump contre le Parti démocrate avant cette convention.
L’heure est donc à la mobilisation plus qu’à la fête, car les prévisions électorales sont moroses. Le 3 novembre prochain, les républicains risquent de perdre la Chambre des représentants et doivent livrer une bataille pour conserver le Sénat.
Le site Decision Desk HQ prévoit que les démocrates remporteront la Chambre par 230 sièges contre 205 et que le Sénat finira à 51-49 en leur faveur, révisant sa prédiction de 50-50 alors que les perspectives continuent de se dégrader pour les républicains.
Et si Donald Trump sera omniprésent à Dallas pour rebooster les troupes, sa cote de popularité est tombée à 33 %. Seuls 33 % des Américains font encore confiance à son action, selon des sondages Reuters/Ipsos et Financial Times/Focal Data.

Combien la guerre en Iran va coûter aux républicains?
Plusieurs dossiers plombent le bilan avant ces élections de mi-mandat. La guerre en Iran qui dure depuis sept mois et que Donald Trump refuse de qualifier de guerre fait perdre des soutiens.
Des élus républicains critiquent une guerre mal préparée. L'ancien soutien du président, l'animateur conservateur Tucker Carlson, ardent défenseur du Parti républicain, estimait en juin que l'administration de Donald Trump avait "trahi" les Américains au profit d'Israël en attaquant l'Iran.
En juin toujours, le Sénat américain, à majorité républicaine, votait en faveur de la suspension de l'action militaire des États-Unis en Iran.
Le dossier le plus dévastateur pour ce président qui s’est dit le défenseur des travailleurs américains, c’est peut-être celui de l’inflation.
La hausse des prix inquiète les électeurs auxquels Donald Trump avait promis une baisse du coût de la vie et la fin des aventures militaires américaines de par le monde.
L'inflation est la préoccupation numéro un des Américains, a estimé l'Institut Ipsos et l'agence de presse britannique Reuters dans un sondage sorti le 31 août 2026. Pour toute réponse, Donald Trump nie l’existence d’une hausse des prix ou provoque en déclarant "adorer l’inflation".
Est-ce que les provocations, le côté hâbleur et ultra-nationaliste de Trump pourront faire oublier la cherté de la vie ? La hausse du prix du pétrole est un électrochoc pour des Américains habitués à rouler pour pas cher.
Donald Trump, lui, semble certain de son aura politique. Il a promis de travailler à faire élire les candidats républicains en se déplaçant dans les circonscriptions et en menant une campagne agressive, dans une interview récente avec l’agence Reuters.






















