Lors d’une réunion organisée à New York à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en période de conflit, vendredi, Danny Danon a réclamé la démission de Pramila Patten, secrétaire générale adjointe de l’ONU, auteure d’un rapport qui place pour la première fois Israël sur une liste noire pour de tels abus. Il l’a accusée de partialité.
“Vous avez cédé à l’obsession du secrétaire général de cibler Israël”, a déclaré Danon en référence au secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
Une autre responsable de l’ONU, Vanessa Frazier, auteure d’un rapport distinct plaçant également Israël sur une liste noire, est alors intervenue pour demander un rappel au règlement.
Elle a exigé que Danon s’abstienne de toute « attaque personnelle » et a affirmé disposer de “preuves vérifiées”. Danon lui a alors ordonné de se taire.
“Nous sommes un État membre, et vous travaillez pour l’ONU, alors vous allez vous taire maintenant. Vous allez vous taire… vous et votre rapport honteux”, a-t-il lancé.
Vanessa Frazier a immédiatement répliqué : “Cela ne devrait pas devenir personnel… Je demande un rappel au règlement”.
Violations contre les enfants palestiniens
Ancienne ambassadrice de Malte auprès de l’ONU, Vanessa Frazier a publié cette semaine un rapport au nom d’António Guterres avertissant que des groupes de colons israéliens illégaux pourraient être ajoutés à une liste noire mondiale pour les violations commises contre les enfants.
Le secrétaire général de l’ONU y fait part de son inquiétude face à une hausse “stupéfiante” des violations visant les enfants palestiniens.
Israël figure déjà dans les annexes de ce rapport, souvent qualifiées de “liste de la honte”, pour des violations commises contre des enfants.
Lorsque le rapport de Pramila Patten a été publié le mois dernier, Danny Danon l’avait qualifié de “nouveau point bas”, tandis que le ministère israélien des Affaires étrangères avait annoncé la rupture de toute coopération avec António Guterres, dont le mandat de dix ans doit prendre fin à la fin de l’année.
Le rapport de Vanessa Frazier révèle également que les enfants ont subi en 2025 le niveau le plus élevé de violations graves depuis la création de ce mécanisme de surveillance il y a trois décennies, les forces gouvernementales étant, pour la première fois, responsables de la majorité des abus recensés.
Revenant sur le rapport de Pramila Patten, Danny Danon l’a accusée d’être “complice de cette disgrâce”.
Le rapport 2025 sur les violences sexuelles liées aux conflits souligne par ailleurs qu’Israël n’a pas accordé aux agences de l’ONU l’accès nécessaire pour surveiller la situation, tandis que l’acheminement de l’aide humanitaire demeure fortement restreint.




















