MOYEN-ORIENT
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Plainte à Paris visant l'armée israélienne après l'arrachage d'oliviers centenaires au Liban
Un entrepreneur français né au Liban a porté plainte contre X pour crime ou délit de guerre, visant l'armée israélienne qu'il accuse d'avoir arraché 600 oliviers centenaires appartenant à sa famille, ont indiqué ses avocats.
Plainte à Paris visant l'armée israélienne après l'arrachage d'oliviers centenaires au Liban
L’armée israélienne déployant des forces blindées dans le sud du Liban alors que les frappes se poursuivent

Ce Français de 37 ans dénonce l'arrachage d'arbres dont certains étaient âgés selon lui d'un demi-millénaire, sur un terrain cultivé depuis 250 ans par sa famille à Zawtar el-Charqiyé, son village natal au sud du Liban.

Selon sa plainte avec constitution de partie civile déposée pour vol, destructions et détériorations de biens constitutifs de crimes ou délits de guerre, les arbres ont été arrachés, racines comprises.

L'homme, dont la plainte précise qu'il n'est "ni membre, ni sympathisant du Hezbollah", suspecte leur transfert en Israël. "Aucun élément ne permet de soutenir que le Hezbollah utilisait la maison ou les champs agricoles comme équipement militaire", ajoute la plainte.

Selon le plaignant, entrepreneur dans le numérique, sa maison familiale a été entièrement détruite par une frappe israélienne quelques heures avant l'annonce d'un cessez-le-feu au sud-Liban, en avril 2026.

"La prise totale du secteur" par l'armée israélienne est intervenue quelques semaines plus tard, suivie de l'arrachage des oliviers, après la signature d'un accord-cadre fin juin entre le Liban et Israël, retrace-t-il.

"La destruction et l'arrachage d'oliviers sont symptomatiques des crimes de guerre commis par Israël au sud-Liban", expose la plainte, qui cite notamment un rapport d'Amnesty International.

"Ces faits s'inscrivent dans le cadre plus large du nettoyage ethnique et de la destruction de très nombreux villages par Israël dans le sud-Liban", ont souligné ses avocats Vincent Brengarth, William Bourdon et Nicolas Busin. 

"Notre client attend de la justice française que tout soit entrepris pour identifier et poursuivre les responsables" ajoutent-t-il.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants ont déjà dénoncé les destructions de terres agricoles, notamment par le feu, pratiquées au sud-Liban par Israël.

D'autres plaintes déposées à Paris visent l'action de l'armée israélienne au Liban, dont celle d'un artiste franco-libanais, Ali Cherri, qui a perdu en avril ses parents dans une frappe israélienne contre un immeuble d'habitation de Beyrouth fin 2024, et celle en juillet d'un autre Franco-Libanais qui a perdu sa mère, sa soeur et deux neveux dans des frappes israéliennes.

SOURCE:TRT français et agences