POLITIQUE
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Martinique: prison ferme pour un homme ayant défendu l’attentat de Trappes
Après avoir publié sur Facebook des messages appelant à davantage d’attaques similaires à celle de Trappes, dans les Yvelines, Patrick M. a été condamné à un an de prison, dont huit ferme, pour apologie du terrorisme.
Martinique: prison ferme pour un homme ayant défendu l’attentat de Trappes
Rassemblements dans plusieurs villes de France dénonçant l'attentat raciste en Yvelines / AFP

Un homme a été condamné lundi en Martinique à douze mois d’emprisonnement, dont huit ferme, pour apologie du terrorisme après avoir publié sur Facebook des messages racistes se réjouissant de l’attentat meurtrier de Trappes, dans les Yvelines.

Dans les heures qui ont suivi l’attaque, au cours de laquelle Kévin T. a tué Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans, et blessé plusieurs autres personnes, Patrick M. avait publié plusieurs commentaires appelant à la répétition de ces violences. “Il faut plus de Kévin”, avait-il notamment écrit, en référence au prénom du suspect, ajoutant que “le grand nettoyage” allait commencer.

Ces publications ont provoqué une vive indignation en Martinique. Plusieurs élus ont saisi la justice, notamment pour incitation à la haine raciale et provocation à la violence.

Lors de l’audience, le procureur a estimé que les propos ne prêtaient pas à confusion et devaient être replacés dans leur contexte. Qualifiant ces publications d’”attaque à l’humanité”, il a rappelé que la liberté d’expression ne saurait justifier l’apologie de violences terroristes.

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Une interdiction de séjour de trois ans en Martinique

Jugé en comparution immédiate, Patrick M. a été également condamné à une interdiction de séjour en Martinique pendant trois ans. Le tribunal lui a en outre imposé un suivi socio-judiciaire de même durée, une obligation de soins et une privation de ses droits civiques pendant dix ans.

Il lui est en sus interdit d’utiliser les réseaux sociaux pendant six mois. En cas de non-respect de son suivi socio-judiciaire, il encourt deux années d’emprisonnement supplémentaires. La partie ferme de sa peine pourrait être aménagée sous bracelet électronique par le juge de l’application des peines.

Installé en Martinique depuis quatorze ans, le condamné a expliqué devant le tribunal qu’il faisait référence à des “casseurs” et à des “pilleurs” dans ses publications, affirmant être opposé à la violence.

Son avocat, Me Camille Célénice, a soutenu que son client avait été influencé par le climat politique et les discours de l’extrême droite française. “Il a eu une réaction complètement imbécile et il le regrette amèrement”, a-t-il déclaré à l’issue de l’audience.

Le tribunal a également accordé 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des trois associations constituées parties civiles, ainsi qu’un euro symbolique à plusieurs personnes physiques. Patrick M. dispose de dix jours pour faire appel de sa condamnation.

SOURCE:TRT français et agences